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Le cuivre : arme fatale contre la grippe A ?

De nouvelles recherches révèlent l'efficacité du cuivre pour neutraliser le virus H1N1

Paris, le 17 septembre 2009 – De nouvelles recherches menées par l’Université de Southampton montrent que le cuivre est capable d’inactiver le virus H1N1, responsable de la grippe A, en seulement quelques heures. Ces nouveaux résultats plaident pour l’utilisation d’objets et de surfaces en cuivre dans certains lieux publics comme moyen de limiter les risques de propagations de la grippe A. Déjà homologué par l’EPA aux Etats-Unis en tant qu’agent antibactérien en 2008, le cuivre est l’objet de nombreuses recherches et expérimentations en matière de santé publique à travers l’Europe (maladies nosocomiales, légionellose).
 
Le cuivre pourrait limiter la propagation de la grippe A

Une nouvelle étude dirigée par le Professeur Bill Keevil, Directeur de l'Environmental Healthcare Unit à l'Université de Southampton révèle que le cuivre est efficace pour neutraliser le virus de la grippe A (H1N1). Les résultats de cette étude ont été présentés au deuxième sommet mondial annuel sur les antiviraux BIT Life Sciences, lors d'une conférence consacrée aux défis de la mondialisation pour la santé. Les conclusions de l’équipe scientifique concernant les applications potentielles sont nombreuses et prometteuses : placer des surfaces de contact en cuivre ou en alliage de cuivre dans les lieux publics, comme les transports en commun, contribuerait à prévenir la propagation de l'infection. 
  
« Avec la menace constante d'une contamination par des virus grippaux, tels que le H1N1, il existe un besoin réel et pressant d'utiliser toutes les mesures appropriées et efficaces présentant des qualités antimicrobiennes éprouvées. Des études ont révélé à plusieurs reprises que l'utilisation du cuivre comme matériau de surface dans les lieux fréquentés par le public, les établissements de santé ou les zones de préparation des aliments pouvait considérablement limiter et réduire la propagation de maladies infectieuses » déclare le Professeur Keevil.
Le cuivre pourrait jouer un rôle essentiel en tant que barrière, empêchant la propagation d'agents pathogènes nocifs en complément des pratiques habituelles de contrôle des infections comme les mesures d'hygiène ou le développement de vaccins antiviraux.
 
Le cuivre éradique le virus H1N1 en quelques heures

L'étude du Professeur Keevil a impliqué une série de tests d'incubation du virus de la grippe A sur des surfaces en cuivre et en acier inoxydable. Les résultats ont montré qu'après 24 heures, 500 000 organismes viraux étaient toujours potentiellement infectieux sur l'acier inoxydable. Sur le cuivre, après seulement une heure d'incubation, 75 % des virus étaient éradiqués. Après 6 heures, seuls 500 organismes restaient actifs.   
Les conclusions de ces recherches s'ajoutent aux études antérieures qui ont déjà confirmé l'efficacité du cuivre contre des bactéries pathogènes comme l'E. Coli, la Salmonella et le staphylocoque doré résistant à la méticiline (SARM). Ces tests avaient établi que les surfaces en cuivre tuent plus de 99,9 % des bactéries spécifiques (y compris le SARM) dans les deux heures et continuent à éradiquer plus de 99 % de ces bactéries, même après une contamination répétée.
 
Une efficacité contre les microbes déjà éprouvée et homologuée

L'utilisation de cuivre dans les lieux publics comme mesure sanitaire préventive est de plus en plus reconnue. En 2008, l'Agence américaine de Protection de l’Environnement (EPA) a homologué le cuivre et ses alliages en tant qu’agents antimicrobiens capables de lutter contre certaines bactéries responsables d’infections potentiellement mortelles. Le cuivre, le bronze et le laiton sont les premiers matériaux de surface officiellement autorisés à revendiquer des propriétés sanitaires aux Etats-Unis et à pouvoir être commercialisés pour leurs vertus en matière de santé publique.

Plusieurs expérimentations sont actuellement menées en Europe pour évaluer le potentiel du cuivre dans la lutte contre les infections nosocomiales, lorsqu’il est placé directement en milieu hospitalier. Une étude en cours à l’hôpital universitaire Selly Oak de Birmingham, a démontré que les poignées de portes et robinets fabriqués en cuivre comptaient 95 % de germes en moins à leur surface que ceux fabriqués en matériaux usuels. Par ailleurs, lors d'une expérience conduite à la clinique Asklepios de Wandsbeck près d’Hambourg, les chercheurs ont observé une diminution du nombre de patients atteint de maladies nosocomiales au sein du service-test.
« Ces expérimentations grandeur nature confirment les avantages du cuivre pour la santé publique. Le cuivre, le laiton et le bronze sont capables de tuer les micro-organismes nocifs et potentiellement mortels », ajoute le Professeur Keevil.
 
A propos de l’Institut Européen du Cuivre :

L’European Copper Institute (ECI) est une association européenne entre les principaux producteurs de cuivre mondiaux (représentés par l’Association Internationale du Cuivre, Ltd) et l’industrie européenne du cuivre. Sa mission consiste à promouvoir à travers l’Europe les avantages du cuivre pour la société moderne, via son siège à Bruxelles et son réseau européen de 11 centres d’Information du cuivre, dont le Centre d’Information du Cuivre en France.
 
Contact presse
Sabine Doligé
Hopscotch
sdolige@hopscotch.fr

Institut Européen du cuivre

Irina Dumitrescu,
Directeur de la communication
id@eurocopper.org

Centre d’Information du Cuivre
Olivier Tissot,
Directeur
tissot@cuivre.org


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