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Michel Laurent est nommé président de l’Institut de Recherche pour le Développement

Sur proposition de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, le conseil des ministres du 09 juin 2010 a nommé Michel Laurent président de l’IRD, pour un mandat de 4 ans. En application des nouveaux statuts, Michel Laurent, directeur général de l’IRD depuis 2006, accède à la présidence et assure dorénavant les fonctions exercées jusqu’à présent par le président du conseil d’administration et le directeur général. Cette nomination fait suite au décret du 3 juin 2010 qui a réformé la gouvernance et confirmé le rôle d’opérateur et d’agence de moyens de l’IRD, par la création en son sein de l’Agence inter-établissements de recherche pour le développement (AIRD).

« La spécificité de l’IRD est son implantation au Sud, sa raison d’être le partenariat au Nord comme au Sud », affirme Michel Laurent, officiellement nommé à la tête de l’IRD.

Excellence de la recherche et enjeux globaux au Sud

L’Institut qui est implanté dans une trentaine de pays du sud, s’appuie sur trois piliers de la connaissance : formation, recherche, innovation. Il centre aujourd’hui ses activités sur six grandes thématiques : lutte contre la pauvreté, migrations internationales, maladies émergentes infectieuses, changement climatique et aléas naturels, ressources en eau, écosystèmes et ressources naturelles.
Son approche pluridisciplinaire de la recherche, sa présence ancienne et durable sur le terrain en sa qualité d’opérateur de recherche et la solidité de ses partenariats locaux lui offrent une assise importante et lui permettent d’afficher des résultats remarquables et reconnus sur le développement scientifique, économique et culturel des pays du Sud. « Les atouts de l’IRD et l’impact significatif de ses actions passées sur le développement des pays africains, d’Amérique Latine ou d’Asie, nous encouragent à développer et faire fructifier notre expertise à leur service» poursuit Michel Laurent. « Le décret du 3 juin dernier a défini la fonction de l’Agence inter-établissements de recherche pour le développement1 et l’a adossée, au sein de l’institut, à l’opérateur de recherche IRD. Nous exercerons ce double rôle d’opérateur et d’agence de moyens avec le souci de mobiliser les établissements de recherche et d’enseignement supérieur au service du développement des pays du Sud ».

Horizon 2025

Pour répondre aux défis du développement des quinze prochaines années, Michel Laurent compte lancer de nouvelles dynamiques pour faire de l’IRD un acteur essentiel en Europe et l’instrument par lequel les communautés scientifiques pourront s’impliquer au Sud, pour le Sud et avec le Sud.
A l’aube de son nouveau mandat, Michel Laurent pilote la conception d’un plan stratégique, intitulé L’IRD demain, définissant les objectifs à atteindre pour 2025 et dans lequel les prochains contrats d’objectifs ont vocation à s’inscrire. La préparation du futur contrat d’objectifs 2010-2013 avec l’Etat est lancée ; il devrait définir les thématiques scientifiques de l’institut, les priorités géographiques de ses interventions et le nouveau cadre éthique du partenariat à développer avec les pays du Sud. D’ores et déjà figurent à l’agenda de l’IRD de grands chantiers dans le cadre par exemple de l’Union pour la Méditerranée ou du partenariat UE/Afrique. L’IRD, dans le cadre de l’AIRD a également reçu mission de la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche de coordonner la réponse des organismes français de recherche et des universités pour accompagner la reconstruction du système en Haïti.

1 Agence inter-établissements de recherche pour le développement : www.aird.fr

Curriculum Vitae de Michel LAURENT

Aujourd’hui Directeur général de l’IRD, Michel Laurent est Professeur des universités et Président honoraire de l’Université de la Méditerranée ; université qu’il a présidé de 1999 à 2004. Ancien premier Vice-président de la CPU (Conférence des présidents d’université), il a occupé au cours de sa carrière de très nombreuses responsabilités, électives mais également en qualité de nommé par ses tutelles. Il a été Professeur invité de l’Université de Genève (1991-92) et il est Docteur honoris causa de l’Université de Montréal.

Spécialiste de neurosciences cognitives et comportementales, Michel Laurent a dirigé l’UMR 6559 « Mouvement et Perception » (Université de la Méditerranée – CNRS), créée en 1995. Attaché à l’excellence de la recherche publique, il plaide pour des approches interdisciplinaires et la valorisation de la recherche.

Ses travaux ont porté, au cours de 20 années sur les liens cerveau/comportement chez l’homme et notamment sur l’étude des coordinations neuro et sensori-motrices ainsi que sur l’approche dynamique des liens perception/action qui l’ont conduit à des travaux de modélisation de ces systèmes complexes. Ses travaux ont donné lieu à plus de 120 publications (revues de rang A, ouvrages et chapitres d’ouvrage) et une centaine de communications dans des congrès, à 20 encadrements de thèse et d’habilitation à diriger des recherches (HDR). Ses travaux se sont attachés à montrer le rôle de la vision et à ses différents canaux visuels au contrôle des déplacements sous fortes contraintes spatio-temporelles (activité locomotrices, conduite automobile, etc.).

A Marseille, au sein de l'Université d'Aix-Marseille II, il a occupé très tôt les fonctions de Doyen de la Faculté des Sciences du sport (1991-95). Il a milité pour donner à la jeune discipline STAPS une reconnaissance nationale et européenne en créant les formations doctorales (1990-95) qui n’existaient pas dans ce secteur. Il a présidé dans le même temps la Conférence nationale des doyens dans cette discipline et pendant de nombreuses années sa section du Comité national des universités (1992-99). Au cours de cette période il a occupé également des fonctions d’expertise au plan national pour la toute nouvelle Direction de la Recherche et des Etudes Doctorales (DRED) et pour le Comité National d’Evaluation (CNE) (1991-93).

Très attaché à la valorisation de la recherche, il a été Président de l’Incubateur Multimédia Belle-de-Mai (2001-2006) et de l’Incubateur Interuniversitaire Impulse (2005-2006). Il a beaucoup oeuvré pour une démarche de mutualisation concertée entre les incubateurs de la région Provence-Alpes-Côte-D’azur, prenant aujourd’hui toute son ampleur au sein du réseau des « Incubateurs en PACA ». Au cours de son mandat de Président (1999-2003), il a d’ailleurs créé au sein de son université une filiale de valorisation de statut privé Protisvalor Méditerranée. Il a beaucoup milité pour un rapprochement des universités et signe à la fin de son mandat en 2003 un volet inter-universitaire de collaboration entre les trois universités d’Aix-Marseille.

Il a aussi occupé de nombreuses fonctions académiques au niveau national en tant que Président des conférences disciplinaires (CNU, etc.). Il a été élu 1er Vice-président de la CPU en 2002 en se mobilisant fortement dans la mise en place de la réforme LMD. Il a présidé le Comité de suivi Master.

Nommé en juin 2006, Directeur général de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), il a été renouvelé dans ses fonctions en mai 2009. Au cours de son premier mandat il a contribué au projet de déménagement du siège de l’Institut à Marseille (août 2008) et mis en place une politique de site afin de reconstruire un partenariat de qualité entre les universités et l’IRD et ce, au Nord comme au Sud. Il a signé récemment avec la CPU un accord-cadre de partenariat qui se concrétise aujourd’hui par la mise en place d’appels d’offre communs.

Michel Laurent consacre donc aujourd’hui ses efforts au développement de la coopération académique française avec les pays du Sud en mettant en avant une coopération qui lie enjeux de formation et enjeux de recherche et où les universités du Sud comme celles du Nord sont amenées à jouer un rôle majeur si l’on considère d’une part, les besoins en formation des communautés du Sud et d’autre part, les grandes thématiques d’intérêt dans un contexte de changements globaux (santé, changements climatiques, ressources en eau, biodiversité, migrations , etc.).

A propos de l’IRD

L’IRD est un organisme de recherche original et unique dans le paysage européen de la recherche pour le développement. Etablissement public français à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle des ministères chargés de la Recherche et de la Coopération, l’IRD a pour vocation de mener des recherches au Sud, pour le Sud et avec le Sud.

Un dispositif ciblé autour des grands enjeux mondiaux


Privilégiant l’interdisciplinarité, l’IRD centre ses recherches, depuis plus de 65 ans, sur les relations entre l’homme et son environnement dans les régions tropicales et méditerranéennes. Ses activités de recherche, de formation et d’innovation ont pour objectif de contribuer au développement social, économique et culturel des pays du Sud.

L’IRD rayonne à l’international depuis son siège, à Marseille, et ses deux centres métropolitains (Montpellier et Bondy). Il intervient dans une cinquantaine de pays, en Afrique, en Asie, en Amérique latine, sur le pourtour méditerranéen et dans l’outre mer tropical français. Ainsi, 829 chercheurs, 1 040 ingénieurs et techniciens et 339 personnels locaux participent aux grands chantiers de la recherche déclinés en priorités scientifiques pour le développement : lutte contre la pauvreté, migrations internationales, maladies infectieuses émergentes, changements climatiques et aléas naturels, accès à l’eau, écosystèmes et ressources naturelles.

Une éthique : le partenariat

L’IRD s’inscrit dans une démarche partenariale dynamique avec les communautés scientifiques du Sud dans un souci constant de partage des connaissances, et de mutualisation de moyens et des compétences. L’Agence interétablissements de recherche pour le développement vient, quant à elle, amplifier l’effort de recherche national et européen en faveur du développement en mobilisant le potentiel des organismes français de recherche et les universités.

Les chiffres clés

230,03 M€ de budget
32 M€ de recettes sur conventions et produits valorisés

2 208 agents dont 829 chercheurs, 1 040 ingénieurs et techniciens et 339 personnels locaux.
38% des agents présents hors métropole dont environ 50% en Afrique et en Méditerranée

60 unités de recherche dont
51 unités mixtes avec des universités ou d’autres établissements de recherche

1 250 articles référencés dans le Web of sciences
soit 2 articles signés par chercheur et par an et près de 2500 articles pour le périmètre UMR
41% cosignés avec des partenaires du Sud

285 articles en sciences humaines et sociales (données 2008)

7 400 heures d’enseignement dispensées par des scientifiques de l’IRD dont un tiers dans des pays du Sud

816 doctorants encadrés dont 477 originaires du Sud
160 bourses attribuées à des scientifiques du Sud dont 129 pour des thèses

25 Jeunes Equipes Associés soutenues

81 brevets détenus

www.ird.fr


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