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Accueil / Les brèves / Les spécialiste du SIDA réunis en colloque montrent que l'on peut déjouer les effets délétères du VIH par manipulation génétique des cellules humaines

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2011-12-09 
Les spécialiste du SIDA réunis en colloque montrent que l'on peut déjouer les effets délétères du VIH par manipulation génétique des cellules humaines

Le "workshop international sur la persistance du VIH, ses réservoirs et les stratégies d'éradication" réunit 215 chercheurs du 6 au 9 décembre 2011 à Sint Maarten. Sur l'initiative des Professeurs Alain Lafeuillade (Toulon, France) et Mario Stevenson (Miami, USA), ce colloque est soutenu par l'Agence Française Nationale de Recherche sur le SIDA (ANRS) et l'Institut National Américain de la Santé (NIH).

Le dernier jour du workshop a été consacré aux traitements en cours d'évaluation chez l'homme destinés à obtenir une guérison "fonctionnelle" ou "stérilisante" de l'infection à VIH. La guérison fonctionnelle est une situation où le malade est capable de contrôler la réplication du virus sans avoir besoin de prendre quotidiennement des traitements antirétroviraux. La guérison stérilisante est l'éradication du virus de l'organisme.
Actuellement, il est possible de maintenir le VIH à des niveaux de réplication indétectables par des trithérapies administrées quotidiennement. Celles ci ont des effets secondaires et un coût de plus en plus problématique. Mais, comme le VIH persiste dans des "réservoirs" inatteignables par ces traitements, la maladie reprend son évolution chaque fois que ces trithérapies sont arrêtées.

Les Professeurs David Margolis (Chapel Hill, USA) et Sharon Lewin (Melbourne, Australie) ont présenté les résultats préliminaires d'une stratégie consistant à administrer un anti-cancéreux, le vorinostat, pour réveiller le VIH qui persiste à l'état latent sous trithérapie. Cette molécule doit être associée au traitement antirétroviral qui protège les cellules saines et permet aux cellules dont le virus a été activé d'être éliminées. Dans les deux protocoles en cours, la tolérance du produit est bonne et une réactivation de la réplication du VIH dormant dans les cellules est mise en évidence, ce qui valide cette stratégie de "purge" des réservoirs viraux.

Les données les plus spectaculaires ont concerné les thérapies géniques

Leur objectif est de modifier les lymphocytes CD4+ des patients afin de les rendre résistants à l'infection par le VIH. Les lymphocytes CD4+ sont les acteurs majeurs de la réponse immune mais aussi les cibles préférentielles du virus. Celui-ci les infecte en se fixant sur le récepteur CD4 et un corécepteur, soit CCR5 soit CXCR4.
Le Professeur Carl June (Philadelphie, USA) conduit un essai chez 12 patients chez lesquels les lymphocytes CD4+ sont modifiés in vitro (blocage de l'expression du CCR5) par des "nucléases à doigt de zinc" et réinjectés aux malades. Ces cellules modifiées persistent chez les patients avec près d'un an de recul, et entrainent une amélioration des défenses de l'organisme. Quand les traitements anti-rétroviraux ont été suspendus chez 6 patients, la charge virale a rebondi mais ensuite ces cellules ont été capables d'induire une baisse de la virémie qui est même devenue indétectable chez un patient. Des données ont été présentées pour la première fois montrant que cette approche réduit également le "réservoir", mesuré par le taux d'ADN proviral du VIH dans les cellules. Cette thérapie génique prouve donc son effet antiviral. Ces résultats sont très encourrageants, d'autant qu'ils résultent d'une seule administration de lymphocytes CD4+ modifiés et pourraient donc être amplifiés par plusieurs injections.
Paula Cannon (Los Angeles, USA) a, de plus, montré que d'autres technologies que les nucléases à doigt de zinc, appelées "TALENs" permettaient un blocage très spécifique, plus facile à réaliser et moins coûteux du corécepteur CCR5. Une étape importante pour ces futurs traitements actuellement réservés à des centres très spécialisé sur le plan technologique. Enfin, Craig Wilen (Philadelphie, USA) a détaillé la possibilité de modifier également le corécepteur CXCR4, laissant espérer la création de cellules totalement "imperméables" au VIH.
 
Le workshop a été conclu par le Professeur Françoise Barre-Sinoussi (Paris, France), prix Nobel de Médecine 2008, qui a souligné l'engagement de l'IAS (International AIDS Society), dont elle assurera la présidence pour 2 ans à partir de 2012, d'accélérer la recherche de traitements curatifs de l'infection à VIH.


A propos du workshop

"International Workshop on HIV Persistence, Reservoirs & Eradication Strategies", Hotel Westin Sin Maarten, Philipsburg, 6-9 décembre 2011. Site internet: http://www.informedhorizons.com/persistence2011

Contact presse :
Pr. Alain Lafeuillade, secrétariat du workshop, Westin Sin Maarten Hotel; Philipsburg
email: lafeuillade@orange.fr

 
     

 


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