ABONNEZ VOUS
Qui sommes-nous? Contacts Nos autres sites Recommander ce site Google+ facebook
La gazette du laboratoire
Recherche par mot clé / Search by keyword
S'abonner à la e-lettre de la gazette
S'abonner aux infos nouveautés
 Produits et Sociétés

Infos Nouveautés WEB
Galerie produits
La E-lettre
LABORATOIRE.COM
Formations
White papers Novembre 2014
Applications vidéos

 Actualités

Les titres du mois
La E-gazette
Les brèves
Les offres d'emploi
Appels d'offres

 Utiles

Annuaire des fournisseurs
Calendrier des manifestations
Calendrier des webinaires
Petites Annonces
Infos financement / Bourses
Les archives de la Gazette
Où rencontrer la Gazette
Liens professionnels

 

 

 

Accueil / Les brèves / Instabilités dans l’organisation spontanée du trafic de piétons

Saisissez votre mot clé :  
Consulter les archives des brèves

Envoyer un communiqué

   
 

2012-04-04 
Instabilités dans l’organisation spontanée du trafic de piétons

Une collaboration entre le Centre de recherches sur la cognition animale (Université Toulouse III – Paul Sabatier/CNRS), l’Institut de mathématiques de Toulouse (Université Toulouse III – Paul Sabatier/INSA Toulouse/Université Toulouse 1 Capitole/Université Toulouse II–Le Mirail/CNRS), le centre Inria Rennes - Bretagne Atlantique et le Laboratoire de physique théorique (Université Paris-Sud/CNRS) a permis de montrer que le confort de marche individuel nuit à l’efficacité collective dans l’organisation du trafic piétonnier. Ces résultats ont récemment été publiés dans la revue PLoS Computational Biology.

Dans une foule de piétons, les interactions entre les individus sont à l’origine d’une grande variété de comportements collectifs. C’est le cas par exemple du phénomène de formation de files, qui apparait lorsque deux flux de piétons se déplacent en direction opposée dans un même lieu, un couloir de métro ou une rue. Dans cette situation, les piétons se partagent spontanément l’espace disponible pour former une sorte « d’autoroute à piétons ». Cette organisation collective a pour effet d’améliorer la qualité du trafic piétonnier à grande échelle. Toutefois, les mécanismes comportementaux impliqués dans ce phénomène restent assez mal compris et les bénéfices fonctionnels de cette organisation n’ont encore jamais été mesurés.

Les quatre laboratoires de recherche français, qui représentent quatre disciplines, les mathématiques, la physique, l’éthologie et l’informatique, ont combiné leurs méthodologies pour réaliser une série d’expériences de grande envergure1, destinées à mieux comprendre les mécanismes de structuration spontanée du trafic piétonnier. Dans des conditions standardisées de laboratoire, où deux flux de piétons constitués de 30 sujets volontaires se déplacent en sens opposé dans un couloir circulaire, les chercheurs ont observé une organisation spontanée des flux en 2, 3, voire 4 files de circulation. Ces phases organisées en files sont cependant instables et s’alternent au cours du temps avec des phases de désorganisation.

Quels sont les mécanismes à l’origine de ces instabilités ? L’analyse des résultats montre que ces perturbations du trafic sont une simple conséquence des différences entre les vitesses de marche des piétons. Les piétons les plus rapides, temporairement ralentis par les plus lents, ont tendance à quitter leur file pour dépasser leur prédécesseur et retrouver ainsi leur vitesse de confort. Cette perturbation locale de l’organisation collective s’amplifie, puis conduit les files à se scinder et finalement, c’est l’ensemble du trafic piétonnier qui se désorganise.

A l’aide de simulations numériques, les chercheurs ont pu mettre en évidence que les phases de désorganisation sont d’autant plus fréquentes que les vitesses de marche entre les piétons sont différentes. D’un point de vue fonctionnel, le trafic piétonnier est 20% plus efficace dans une foule homogène au sein de laquelle tous les piétons marchent à la même vitesse, que dans une foule très hétérogène. Ainsi, c’est en essayant de préserver un confort de marche à une vitesse préférée que certains piétons réduisent la qualité du déplacement de l’ensemble du groupe.

Ces travaux permettent de mieux comprendre les mécanismes d’auto-organisation qui structurent le déplacement des foules. A l’avenir, ces connaissances pourraient servir à l’aménagement des espaces urbains de manière mieux adaptée au comportement des piétons, en créant par exemple des voies de déplacement rapides et lentes dans certaines zones urbaines.

1 Ces expériences ont été réalisées à l'Université de Rennes 1, avec la collaboration du laboratoire Mouvement, sport, santé (ENS Cachan/Université de Rennes 2) et dans le cadre du projet PEDIGREE soutenu par l’ANR SYSCOMM.

Bibliographie
M. Moussaïd, E. G. Guillot, M. Moreau, J. Fehrenbach, O. Chabiron, S. Lemercier, J. Pettré, C. Appert- Rolland, P. Degond, Guy Theraulaz, Traffic instabilities in self-organized pedestrian Crowds, PLoS Computational Biology, 2012

Contacts
Chercheur CNRS
Guy Theraulaz
T 05 61 55 67 32
theraula@cict.fr

Presse CNRS
Nathalie Boudet
T 05 61 33 61 34
nathalie.boudet@dr14.cnrs.fr

 
     

 


Retour

 

 

Tél : +33 4 77 72 09 65
Email : gazettelabo@gazettelabo.fr

Mentions légales
© 2011 la gazette du laboratoire, All rights reserved