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Accueil / Les brèves / Plantes invasives : à la croisée des sciences biologiques et sociales...

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2012-04-05 
Plantes invasives : à la croisée des sciences biologiques et sociales...

On les dit envahissantes, invasives et les métaphores guerrières ne sont pas de reste pour qualifier ces espèces comme « mauvaises » à l’égard de la nature. Pourtant depuis deux ou trois ans, plusieurs disciplines scientifiques croisent et ouvrent un  regard plus neutre sur ces plantes et leurs effets positifs dans nos écosystèmes.

Jacques Tassin, chercheur écologue au Cirad invite à nuancer notre regard sur ces espèces, il parle même de les sortir « de cette perception négative et exclusive à l’égard des plantes invasives, en réalité davantage inspirée par une idée ancestrale de la conservation que par l’écologie scientifique ».  Car l’idéal de « nature sauvage » (versus nature maîtrisée) des anglo-saxons n’est pas partagé par tous et bien des peuples valorisent indifféremment espèces indigènes et invasives. Pour les aborigènes d’Australie, une espèce invasive est méritante car elle est parvenue à se multiplier dans des milieux souvent difficiles. Et elle a son utilité.

Une nature en échange constant

 « Il faut prendre en compte les réseaux d’interaction qui se lient et délient entre toutes les espèces, et regarder les conséquences positives », précise le scientifique. D’ailleurs « aucune plante invasive n’a jamais entraîné la disparition d’une autre espèce ». Exception posée cependant dans les îles et milieux aquatiques où des invasions exogènes peuvent induire des changements spectaculaires.

Pour en finir encore avec les modes établis de représentation de la nature, Jacques Tassin raconte qu’une partie de notre flore et de notre faune « sauvage », du coquelicot au lapin de garenne, sont des espèces anciennement introduites devenues invasives, et font désormais partie intégrante de notre environnement.

Et Jacques Tassin de conclure : « c’est bien une question de perception de la nature dont il est d’abord question quand on évoque les espèces invasives ». Il ajoute : « le changement climatique a peut-être ceci de salutaire qu’il nous conduit à repenser la nature telle qu’elle n’a jamais cessé d’être : en perpétuel changement. »

Contacts
Scientifiques
Jacques Tassin
Montpellier, France
Courriel

Presse
Florence Vigier
Montpellier, France
Courriel

En savoir plus

Unité de recherche BSEF,  Biens et services des écosystèmes forestiers tropicaux
Plantes et animaux venus d'ailleurs: Une brève histoire des invasions biologiques (Jacques Tassin/ Ed. Orphie/ 2010)
Arbres et arbustes tropicaux (Jacques Tassin/ Ed. Orphie/ 2012)

 
     

 


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