Le rôle de la symbiose mycorhizienne a longtemps été réduit à son impact sur la nutrition minérale de la plante hôte et en conséquence sur le développement des espèces végétales. Or, il s'est avéré que ce processus symbiotique interagissait de manière significative avec les autres composantes biologiques de l'écosystème (Ex : microflore microbienne, microfaune et mésofaune, etc) pour optimiser l'implication de ces microorganismes dans le fonctionnement des cycles biogéochimiques majeurs (Cycles de l'N, du P et du C). Des résultats récents ont également démontré lâ'importance de la symbiose mycorhizienne dans la structuration de la strate épigée (diversité végétale, stabilité et productivité de l'é©cosystème).
Dans le cadre d'opérations de conservation et de valorisation de la diversité végétale méditerranéenne ou dans le cadre de pratiques visant à réhabiliter des sols dégradés, la gestion de cette composante microbienne et symbiotique du sol apparait comme une nécessité pour assurer la réussite de ce genre d'interventions sur les écosystèmes naturels ou anthropisés.
Ce congrès aura pour principaux objectifs de présenter des résultats récents quant aux bénéfices attendus de la maitrise de la symbiose mycorhizienne tant au niveau de la conservation et valorisation de la diversité végétale endémique des milieux méditerranéens que de la réhabilitation de sols dégradés (Ex : sites miniers). Il abordera cette thématique scientifique en fonctions des domaines d'étude relatifs à la gestion durable de la diversité végétale et de la productivité des agro et écosystèmes méditerranéens. Il permettra aux différents acteurs impliqués dans ce domaine d'étude (chercheurs, décideurs, gestionnaires, étudiants) de partager et de confronter les principaux acquis scientifiques obtenus sur la symbiose mycorhizienne et son utilisation en tant qu'outil biologique assurant la pérennité d'un écosystème naturel ou anthropisé dans des milieux plus ou moins dégradés. |