Février 2009 - n°140
L’INSA Lyon poursuit son essor à l’international !
Dans sa stratégie internationale de recherche, une grande
école française d’ingénieurs l'INSA-Lyon, en partenariat
avec l'Ecole Centrale de Lyon, , vient de créer un laboratoire au Japon,
l’ELyTlab, associant des laboratoires partenaires et visant à
la mise en place d’ une véritable synergie entre formation et
recherche. Une structure dynamique qui va permettre dans les 5 à 10
ans à venir des échanges d’étudiants, de doctorants,
des publications conjointes et des collaborations entre professeurs …
L’inauguration de l’ELyTlab a eu lieu le 2 décembre
2008 au Japon à Sendai en présence de Mme Bréchignac,
Présidente du CNRS et de l’Ambassadeur de France. Ce nouveau
partenariat s’inscrit dans le cadre du 150ème anniversaire des
relations franco-japonaises.
Un projet de longue haleine qui voit enfin le
jour !
Il faut savoir que depuis 20 ans, une collaboration étroite s’est
organisée entre un professeur de l’INSA, un professeur japonais
de Sendai (université Tohoku, 3ème université japonaise),
en partenariat avec l’Ecole Centrale de Lyon. Des échanges d’étudiants
de niveau ingénieur et des formations sous double diplôme se
sont instaurés. La décision de créer un laboratoire International
Associé (LIA) est vite prise, ainsi que celle de créer à
terme une unité mixte internationale (UMI). Un laboratoire commun,
baptisé « ElyT lab » (Engineering and Science Lyon-Tohoku
Laboratory) vient d’être mis en place avec, côté
français, un partenariat important entre l’INSA - Lyon, l’EC-Lyon
et des membres de l’université Claude Bernard de Lyon (8 laboratoires
concernés) et, côté japonais, 3 instituts importants de
l'Université du Tohoku. Les domaines de la coopération sont
liés aux matériaux, à la mécanique, aux nanotechnologies
et aux biotechnologies. Deux co-directeurs français ont été
nommés (Jean-Yves Cavaillé, Professeur à l’INSA
et Philippe Kapsa, DR CNRS) ainsi qu’un directeur japonais, le Prof.
Tetso Shoji, pour le management des opérations. Le financement est
assuré par les différentes tutelles, avec le soutien de la Région
Rhône-Alpes. A l’occasion de cette inauguration du 2 décembre
dernier, deux signatures ont officialisé la convention de mise en place
du laboratoire LIA et la convention avec la Région Rhône-Alpes
pour son soutien au projet.
Concernant le fonctionnement de l’ElyT lab, le personnel sera rattaché
à son laboratoire d’origine et des contrats industriels auprès
des partenaires viendront compléter le dispositif. Entre vingt et trente
personnes travailleront au sein du nouveau laboratoire. Des déplacements
entre le Japon et la France seront fréquents et les publications seront
signées sous le label « ElyT lab ». Deux bureaux de liaison
ont été mis en place en 2004, l'un à l’INSA-Lyon
et l'autre au sein de l’université japonaise. Par ailleurs, un
laboratoire rattaché à l’INSERM participera aussi à
ce partenariat.
Une actualité fournie pour l’INSA-Lyon
Un événement positif n’arrivant jamais seul, l’INSA-Lyon
a été primé trois fois depuis septembre dernier ! Michel
Lagarde, directeur du laboratoire Régulation Métaboliques, Nutrition
et Diabètes (RMND) à l’INSA de Lyon s’est vu remettre
la médaille Normann, lors du dernier Euro Fed Lipid Congress qui s’est
tenu du 7 au 10 septembre 2008 à Athènes. Attribuée par
la Deutsche Gesellschaft für Fettwissenschaft (DGF), la Médaille
Normann représente la plus prestigieuse distinction scientifique dans
le domaine des procédés lipidiques en Europe.
Le Professeur Alain Combescure, Directeur du laboratoire de mécanique,
a reçu en octobre le prestigieux prix de l’Académie des
Sciences « Henri de Parville » décerné tous les
quatre ans.
De son côté, le professeur Alain Storck, directeur de l’INSA
de Lyon, s’est vu décerner le 7 octobre dernier, dans le cadre
des Entretiens Jacques Cartier, le titre de Docteur Honoris Causa de l'Ecole
Polytechnique de Montréal, par le directeur de cette école,
le professeur Christophe Guy.
Par ailleurs, Laetitia Fontaine, Ingénieur matériaux et doctorante
à l'INSA Lyon, a reçu à Paris le 17 novembre 2008 une
bourse nationale de 10 000 € pour son travail, dans le cadre de la 9e
édition du Programme L'ORÉAL-UNESCO Pour Les Femmes et la Science.
Ses recherches, qui portent sur l'élaboration de nouveaux bétons
écologiques inspirés du vivant, l'ont menée en Libye,
au Mali, Burkina Faso, Cameroun, en Algérie...
Un autre projet de création de laboratoire international est arrivé
à maturité, en collaboration avec l’université
de Sherbrooke (Québec), qui a un centre de recherche en nanotechnologies-nanosystèmes.
Il s’agit d’un partenariat entre le CNRS, l’INSA de Lyon,
l’Ecole Centrale de Lyon et l’Université Claude Bernard
côté français, et l’Université de Sherbrooke
et l’INRS pour la partie québécoise. La collaboration
entre un professeur de l’INSA et un professeur de l’Université
de Sherbrooke est à l’origine de ce projet. Le 4 juillet 2008
à Québec, l’Insa a signé un accord de création
du Laboratoire International Associé en Nanotechnologies et Nanosystèmes
avec l’ensemble des partenaires du projet. Les 16 et 17 juillet, le
colloque d’inauguration de ce laboratoire s’est tenu à
l’Université de Sherbrooke. Deux co-directeurs ont été
nommés : Vincent Aimez, Professeur à Sherbrooke et Kader Souifi,
Professeur à l’INSA-Lyon. Le Professeur Aimez est par ailleurs
invité pendant un an à l’Ecole Centrale de Lyon et à
l’INSA de Lyon avec le soutien du CNRS.
L’INSA de Lyon a également mis en place, il y a maintenant 5
ans, une plate-forme baptisée EEDEMS (Evaluation Environnementale des
Matériaux et Sols Pollués) avec plusieurs partenaires : l’Insa
de Lyon, l’Ecole nationale des travaux publics d’état,
le Bureau de recherche géologique et minière, le centre scientifique
et technique du Bâtiment (Marne La Vallée). Cette plate-forme
est chargée d’effectuer des études et des recherches sur
les problèmes environnementaux liés aux sols et nappes pollués.
Elle sera étendue dans le cadre d’un fond régional et
donnera naissance à un vaste plateau de recherche baptisé «
Provademse » (procédés propres de valorisation dépollution
matière première secondaire eau et énergie), dont l’objectif
est d’effectuer des recherches dans le domaine environnemental. Ce plateau
de recherche s’inscrit en cela dans le cadre du Grenelle de l’Environnement
en devenant un axe fort dans la politique scientifique de l’Insa.
Une grande école d’ingénieurs à l’interface
entre Science, Technologie, Economie et Société :
Situé sur le Pôle Scientifique et Technologique de la Doua à
Villeurbanne, l'INSA de Lyon est l'une des plus grandes Ecoles d'Ingénieurs
françaises, pluridisciplinaire et internationale au cœur de l'espace
européen de l'enseignement supérieur.
Rappelons que l’INSA-Lyon a fondé son développement sur
5 grands domaines de recherche :
- la mécanique et les matériaux qui constituent les secteurs
historiques
- l’énergie et l’environnement
- les STIC (Sciences et technologies de l’information et de la communication)
dont l’origine est plus récente
- un domaine concernant la biologie santé.
Par ailleurs, l’école est engagée dans une forte dynamique
partenariale en participant activement à plusieurs pôles de compétitivité
(Axelera, Plastipolis, LUTB, Tenerrdis…), aux clusters de la région
Rhône-Alpes (Environnement, Macodev…) et au GIE Envirhonalp, structure
commune aux sites lyonnais et grenoblois.
L’Insa de Lyon, qui est en train de reconfigurer son site internet,
compte aujourd’hui 23 laboratoires dont 17 associés aux organismes
de recherche (CNRS, INSERM, INRA, INRIA). Ses ressources humaines sont de
450 enseignants-chercheurs, 80 chercheurs des organismes nationaux de recherche
; sa production scientifique s’établit à 700 articles
par an dans des grandes revues internationales. 16 millions d’euros
de contrats de recherche, dont 8 M€ avec des entreprises sont mis en
œuvre annuellement avec le soutien d’INSAVALOR, filiale de transfert
et de valorisation de la recherche, que nous vous avions présentée
lors d’un précédent article. L’école est
au cœur de 2 instituts Carnot :
- I@L, "Ingénierie à Lyon", en partenariat avec l’INSA
Lyon, EC-Lyon, et l’Université Claude Bernard,
- LISA (Lipides pour l’industrie et la santé), projet porté
par l’Iterg, en commun avec l’université de Bordeaux.
Le placement des docteurs (130 diplômés annuellement) dans l’industrie
est une priorité (logistique d’accueil, suivi d’évolution,
accompagnement professionnalisant…). Le Budget recherche 2007 s’est
élevé à 26,5 M€ (hors salaires) dont 67 % en provenance
des organismes publics. La Région Rhône-Alpes est également
très active dans son soutien puisqu’elle a apporté 10,3
M€ en 2007.
L’avenir rime avec opportunité pour l’INSA-Lyon ! Avec
son entrée dans le PRES de Lyon le 18 juin 2008, les partenariats avec
d’autres établissements d’enseignement supérieur
et de recherche lyonnais (Université Claude Bernard, Ecole Normale
Supérieure de Lyon, Ecole Centrale de Lyon…) s’en trouveront
renforcés par la mise en jeu de démarches pluridisciplinaires
favorisant les interactions entre l’ingénierie et la santé,
mais aussi entre ingénierie et sciences de l’homme/société…
Des projets qui lui permettront de faire connaître son expertise et
de rayonner à l’international !
Très récemment, l'Université Claude Bernard, CPE-Lyon
et l’INSA de Lyon sont devenus les acteurs majeurs d'une dynamique créée
par le Plan Campus au niveau national. Le campus de la Doua, baptisé
LyonTech, constitue avec le site de Charles Mérieux (ENS, Lyon Sud,
etc.) le socle de "Lyon Cité Campus", l'un des 6 premiers
projets retenus par l'Etat parmi la trentaine de villes candidates.
M. HASLÉ