2018-11-21 
Résultats d'une étude sur le traitement ciblé-sélectif des SGI chez la vache laitière

Ceva Santé Animale et l'INRA-Oniris confirment l'intérêt du traitement ciblé-sélectif des strongyloses gastro-intestinales (SGI) chez la vache laitière et fournissent une clé de TRI


 Paris, le 20 novembre 2018. En juin 2016, l'Unité Mixte de Recherche BioEpAr (INRA-Oniris) et Ceva Santé Animale lançaient une étude menée durant l'hiver 2016-2017 auprès de 123 troupeaux bovins laitiers répartis sur l'ensemble de l'hexagone. L'objectif de cet essai terrain était d'évaluer une stratégie de traitement ciblé-sélectif des strongyloses gastro-intestinales (SGI) grâce à l'utilisation de l'éprinomectine injectable. Les résultats de cette étude démontrent l'intérêt du traitement ciblé sélectif et fournissent les éléments nécessaires à sa mise en œuvre[1].
     
 
123 troupeaux bovins analysés, 70 vétérinaires impliqués
 
Chez les vaches adultes, l'infestation par les strongles gastro-intestinaux (SGI) peut induire des baisses de production laitière. Le gain de production laitière post-traitement anthelminthique n'est pas systématique et peut être très variable entre troupeaux et entre vaches.
 
Pour optimiser la production de lait tout en évitant un usage excessif des anthelminthiques, l'hypothèse d'une stratégie de traitement ciblé-sélectif s'est donc posée. L'UMR BioEpAr et Ceva Santé animale, partenaires depuis 2016, ont donc lancé une étude afin d'évaluer la pertinence d'une stratégie d'usage raisonné des traitements antiparasitaires, en poursuivant des pistes élaborées auparavant par l'UMR BioEpAR (INRA-Oniris, Nantes). Ces pistes devaient notamment être confrontées à l'épreuve d'un échantillon de plus grande taille et refléter une diversité géographique, ainsi qu'une diversité de conduite.
 
Conduit durant l'hiver 2016-2017 dans 5 zones de production laitière en France, cet essai terrain a impliqué 70 vétérinaires. Dans chacun des troupeaux, un essai contrôlé, randomisé avec traitement éprinomectine injectable, a été mis en place dès la rentrée en stabulation 2016.
 
"L'objectif de ce projet est d'identifier les troupeaux pouvant subir des pertes de production laitière et sélectionner les vaches ayant une forte probabilité de gain de production laitière post-traitement. Ce ciblage permettait de maîtriser la pression de sélection exercée sur les populations de parasites et de contrôler l'apparition de la résistance aux anthelminthiques" explique le Dr Nadine Ravinet, enseignant-chercheur à l'INRA-Oniris, en charge de cette étude.
          
Une combinaison prometteuse d'indicateurs
 
Le dispositif s'est établi sur trois niveaux d'étude, afin de pouvoir identifier de un à trois critères de sélection. Une réflexion construite en deux étapes :

· Estimer les effets du traitement anthelminthique sur la production laitière et évaluer la variabilité de la réponse en lait post-traitement selon des indicateurs opérationnels à l'échelle troupeau et à l'échelle vache, ainsi que dans diverses zones géographiques.
· Exploiter/hiérarchiser cette variabilité de manière à pouvoir obtenir des clés de tri de troupeaux et de vaches pour optimiser la probabilité d'amélioration de la production laitière après traitement.


Les résultats de l'étude ont permis de distinguer un profil de vaches qui répondent favorablement à ce traitement. A l'échelle individuelle, les vaches qui répondent le mieux en lait post-traitement sont les vaches qui ont vêlé en cours de saison de pâturage, avant d'être traitées à la rentrée en stabulation et qui étaient des productrices décevantes dans leur troupeau (a priori, les moins résilientes).
 
Suivant les tris progressifs mis en place par les différents niveaux de l'étude, plusieurs critères à l'échelle du troupeau ont été identifiés : le niveau d'herbe intégré dans la ration (révélé dès le niveau 1 de l'étude) et le TCE (niveau 2). Le critère du RDO (Ratio Densité Optique), niveau d'anticorps anti-Ostertagia dans le lait de tank, exploité au niveau 3 de l'étude, s'avère faiblement discriminant dans cette sous-population de troupeaux.
 
Au total, 30% de vaches dans les troupeaux de l'échantillon ont répondu à ces critères, laissant donc les 70% restants constituer une taille de refuge de parasites importante et intéressante à ce stade de recherche. Les résultats de l'étude amènent ainsi à une stratégie de traitement qui reposerait essentiellement sur une analyse de la conduite (niveau de HP, TCE, vêlage en cours de saison de pâturage et du niveau de production des vaches).
 
"En confirmant l'intérêt du traitement ciblé sélectif des vaches laitières contre les SGI à la rentrée en stabulation, cette étude permet d'élaborer un arbre décisionnel opérationnel de traitement reposant sur la combinaison de critères simples d'utilisation. Il s'agit ensuite d'adapter cet arbre décisionnel aux spécificités géographiques (élevage des génisses, accès à l'herbe, conditions météorologiques...)" conclut le Dr Nadine Ravinet.
          
Eprecis® Solution Injectable, seule éprinomectine adaptée au TRI (Traitement Raisonné Individualisé) des vaches laitières
 
Le seul anthelminthique disponible sur le marché français permettant le traitement sélectif en cours de lactation sans jeter de lait est l'éprinomectine injectable commercialisée par le laboratoire Ceva Santé Animale. Eprecis® 20mg/ml est une solution injectable pour les bovins qui présente, comme pour les formulations pour-on, un temps d'attente pour lait de zéro heure[2]. Sa concentration de 20 mg/ml permet une posologie de 1 ml/100 kg, ce qui induit de faibles volumes dont l'injection par voie sous cutanée est également facilitée par la fluidité de la solution[3]. Eprecis® injectable est disponible en flacons de 100 et 250 mL, flacons Clas ergonomiques et résistant aux chocs[2].
 
Déjà présent sur le marché des antiparasitaires avec une gamme complète (Cevamec®, Pouromec®, Cevamec® D, Rumifuge, Cevazuril et Douvistome®), Ceva Santé Animale entend faire évoluer les habitudes thérapeutiques en prônant une gestion raisonnée des antiparasitaires, afin de rester un partenaire privilégié des vétérinaires et éleveurs dans le domaine de la parasitologie.         

 
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À propos de Ceva Santé Animale
Créé en 1999, Ceva Santé Animale est un groupe vétérinaire mondial spécialisé dans la recherche, le développement, la production et la commercialisation de produits pharmaceutiques et de vaccins pour les animaux de compagnie et d'élevage (ruminants, porcs, volailles). Présente dans 110 pays, cette Entreprise française de Taille Intermédiaire (ETI) affiche tous les ans une croissance à deux chiffres pour atteindre un chiffre d'affaires de 1,1 Md€ en 2017 (+20%) dont près de 50% en biologie. À ce jour, Ceva Santé Animale emploie plus de 5 500 personnes dans le monde dont 1 500 sur ses sites français basés dans le sud-ouest et le grand ouest : Libourne (33) Siège social, filiale France et site de production ; Laval (53) Ceva Sogeval Campus ; Landivisiau/Landerneau (29) EcatiD ; Loudéac (22) site de production et Angers (49) Ceva Desvac Campus et Ceva Biovac. Le management et les salariés sont, depuis 2007, les actionnaires majoritaires de Ceva Santé Animale qui est présidé par le Dr Marc Prikazsky.
Site Internet : www.ceva-santeanimale.fr
 
Contacts médias :
Laurène SECONDÉ, Agence Passerelles - ceva@passerelles.com - 05 56 20 66 77
Laure GOBERT, Responsable Communication & Relations Publiques - laure.gobert@ceva.com - 05 57 55 40 77 / 06 78 11 91 77
 
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[1] Résistance des strongles digestifs aux anthelminthiques et gestion des refuges chez les bovins : des résultats récents pour le traitement ciblé-sélectif des génisses et des vaches adultes en troupeau laitier. N. Ravinet et al. Journées Nationales GTV 2018. Actualités thérapeutiques : consensus et nouveaux enjeux, 271-287.
[2] RCP Eprecis injectable
[3] Comparaison de seringabilité et de tolérance de solutions injectables endectocides. Evelyne Coussanes, Aurélie Lopez, Nathalie Menudier, Patrick Forget.

 

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