1 vie, 3 gestes : La Fédération Française de Cardiologie au cœur de vos vies

Fondée en 1964 par deux cardiologues chercheurs et cliniciens, les professeurs Jean Lenègre et Pierre Soulié, l’association lutte depuis plus de 50 ans contre les maladies cardiovasculaires, seconde cause de mortalité en France avec environ 150 000 décès par an. Reconnue d’utilité publique depuis 1977, la Fédération Française de Cardiologie (FFC) mène ses actions quasi-exclusivement grâce à la générosité des donateurs (dons, legs, donations ou assurance vie…) et à l’aide des entreprises partenaires (mécénat, dons). Les dirigeants de la FFC sont des cardiologues bénévoles.

La FFC regroupe sur tout le territoire :
•     300 cardiologues bénévoles,
•     27 Associations Régionales,
•     plus de 269 Clubs Cœur et Santé,
•     2 000 bénévoles,
•     20 salariés au siège de l’association,
•    Plus de 18 000 malades en phase de réadaptation cardiaque (phase III) au sein des Clubs Cœur et Santé

Les 4 missions prioritaires de la FFC :
•    Développer la prévention pour sensibiliser le plus grand nombre de Français aux dangers des maladies cardiovasculaires et aux moyens de s’en prémunir
•    Financer la recherche et apporter un soutien aux chercheurs
•    Accompagner les malades cardiaques dans des structures spécialisées
•    Initier aux gestes qui sauvent pour épargner des vies

La Recherche, une action prioritaire
Grâce au soutien des donateurs, la FFC est le premier financeur privé de la recherche en cardiologie en France, en dehors de l’industrie pharmaceutique. Ainsi, en 2020, 3 millions 700 mille euros, ont été attribués à une soixantaine de projets de recherche, concernant des thématiques très diverses. En 2021, grâce aux donateurs, le montant alloué au soutien à la recherche en cardiologie restera autour de 3 millions 500 mille.
Au-delà de ces engagements, la FFC souhaite mobiliser les Français au profit de la recherche en cardiologie afin d’améliorer la prévention des maladies cardiovasculaires, et, pour les patients, leur prise en charge, la qualité des soins et leur réadaptation.

Le Professeur ALAIN FURBER, président de la FFC et président de l’association de Cardiologie Anjou-Maine, nous présente les axes développés depuis son début de mandat :
-     Un soutien à la carrière des jeunes chercheurs / docteurs via des bourses de Master 2, en leur permettant l’accès à un premier projet de recherche et/ou une mobilité à l’international pour développer une thématique de recherche permettant une publication. La sensibilisation des jeunes cardiologues et chirurgiens cardiaques permet de pérenniser les missions de recherche cardiovasculaire pour les années à venir. Les bourses accordées ont un montant compris entre 30 et 50 mille euros.
-     Un soutien aux jeunes équipes de recherche pour le développement de nouvelles thématiques et pour faciliter les nouveaux projets de recherche. La FFC a un conseil scientifique qui se réunit 3 à 4 fois par an pour évaluer, noter et classer les projets.
-     Des bourses thématiques sur « le cœur des femmes », « les cardiopathies congénitales » ou encore des sujets d’actualités comme « cœur et covid » sont accordées aux équipes de recherche répondant aux appels à projet.
-     Des dotations d’environ 100mille euros pour des projets d’envergure financés sur une période d’environ 3 ans sont accordés à des équipes de recherche pluridisciplinaire permettant un lien entre la recherche expérimentale et la recherche clinique.
-    Chaque année, un ou deux projets sont financés pour la recherche clinique avec un budget alloué d’environ 300mille euros.

5 commissions permanentes
La FFC s’organise en 5 commissions permanentes. Elles sont forces de proposition auprès du conseil d’administration pour la mise en place de nouvelles actions impliquant tous les niveaux d’engagement et de décision de la structure, élus, bénévoles et salariés. Les administrateurs s’engagent à agir dans un esprit de diligence, d’indépendance et de loyauté.

-     Commission Scientifique :
La commission scientifique est une instance statutaire placée auprès du Conseil d’Administration. Elle a un rôle d’expertise, de conseil et de force de proposition dans le pilotage de la politique scientifique de la FFC. Elle se fixe pour objectifs de mieux prévenir et guérir les maladies cardiovasculaires, découvrir et former les talents de demain. Elle est composée de 16 membres bénévoles, cliniciens et chercheurs aux profils et parcours variés, issus de diverses régions françaises et experts dans les différentes thématiques importantes pour le diagnostic et la prise en charge des maladies cardiovasculaires. Cette diversité et cette complémentarité permettent une évaluation exigeante des différents projets de recherche soumis à la FFC. Le financement et la promotion de la recherche sont une fonction majeure parmi les 4 missions prioritaires, faisant de la fédération l’un des premiers financeurs privés de la recherche cardiovasculaire en France. Des moyens de plus en plus ambitieux sont alloués chaque année pour soutenir des projets innovants et prometteurs, plus de 3 millions d’euros en 2020 pour 52 projets sélectionnés. La FFC finance également des parcours recherche de jeunes cardiologues et chirurgiens cardiaques qui souhaitent suivre une formation de Master recherche ou effectuer un stage dans un laboratoire de recherche à l’étranger.

-     Commission Cœur des Femmes :
En France, les maladies cardiovasculaires sont à l’origine d’environ 140 000 décès par an et constituent la première cause de mortalité chez les femmes, avec notamment une nette progression du nombre d’infarctus chez les femmes jeunes. Dans ce contexte, la FFC s’engage dans diverses actions, grâce notamment aux travaux de la Commission Cœur de Femmes, co-présidée par le Dr Catherine MONPERE et Mme Loan VO DUY. Cette Commission a pour mission d’alerter sur les particularités des maladies cardiovasculaires chez les femmes, et sur les moyens de leur prévention. Elle participe à la production d’une riche documentation relative au risque vasculaire chez les femmes, et présente les raisons de ces spécificités : modifications délétères du style de vie, méconnaissance de la particularité des facteurs de risque au féminin, prise en charge non-optimale en phase aiguë de la maladie mais également après, avec notamment un moindre adressage en réadaptation cardiaque comparativement aux hommes. En 2014, la Fédération Française de Cardiologie tire la sonnette d’alarme dans l’édition de son « LIVRE BLANC » : « La lutte contre les maladies cardiovasculaires souffre moins du manque de moyens que d’un manque de coordination des nombreux plans de prévention, de recherche et de suivi des personnes à risque ou malades. Elle se heurte aussi à une grande inégalité d’accès à l’information, à la prévention et à la prise en charge, notamment en ce qui concerne les femmes, les milieux populaires et certains territoires… »
En 2018, une enquête IFOP menée pour la FFC rapporte que les femmes sont de plus en plus sensibilisées aux maladies cardiovasculaires, même si les efforts doivent être poursuivis auprès des jeunes générations. Cette enquête montre que le regard des femmes évolue de manière significative sur les risques spécifiques et les moyens de prévenir les maladies cardiovasculaires, mais qu’il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à une prise de conscience plus globale et par toutes les générations.
La composition de cette Commission répond à la volonté d’une équipe resserrée composée de médecins pluridisciplinaires et de non-médecins pour plus d’efficience et ce, afin d’assurer une meilleure prise en charge globale de la problématique Cœur de Femmes. Cette mixité se retrouve dans une Co-présidence innovante, associant une cardiologue et une représentante des Usagers. En effet, outre les travaux de recherche, l’objectif de cette Commission est d’informer et sensibiliser le grand public, en prenant en compte les spécificités chez les femmes à toutes les étapes de leur vie (puberté, contraception hormonale, grossesse, ménopause) tant pour les personnes en bonne santé (prévention primaire), que pour celles déjà atteintes de maladie cardiovasculaire (prévention secondaire).

-    Commission Gestes qui Sauvent :
On recense entre 40 000 et 50 000 cas de mort subite en France chaque année, le plus souvent en rapport avec une maladie coronaire. Lorsqu’un arrêt cardiaque survient, le taux de survie sans séquelle en France se situe entre 5 % et 10 %. Dans certains pays nordiques, ce taux est de 25 – 30 %.
L’initiation et la sensibilisation aux Gestes Qui Sauvent (GQS) fait partie des 4 missions statutaires et prioritaires de la FFC. Au vu de ces chiffres, le sujet mérite tous ces efforts, le Conseil d’Administration a d’ailleurs exprimé sa volonté de renforcer le rôle de la Fédération sur cet enjeu majeur.
Au début de l’année 2020, la Commission a souhaité faire un état des lieux de nos régions pour mieux connaître la façon dont sont dispensées les formations aux Gestes Qui Sauvent au sein des structures. Un questionnaire a été envoyé à des Responsables de Clubs Cœur et Santé et Associations régionales de Cardiologie. A travers cette enquête, la FFC a constaté que la grande majorité avait déjà organisé une initiation aux Gestes Qui Sauvent dans leur région, ce qui prouve l’intérêt et la nécessité d’organiser ces initiations. 80 % des répondants ont indiqué qu’ils organisaient au moins une fois par an une initiation aux GQS et, pour 20 % d’entre eux, jusqu’à trois fois par an.
73 % de ces initiations sont destinées au grand public notamment pendant les Parcours du Cœur et 2 initiations sur 5 sont effectuées pour les scolaires, majoritairement à l’école élémentaire. Le constat est plus mitigé dans l’enseignement supérieur - seulement 2 régions ont réalisé une initiation pour les étudiants. Il a été mis en avant qu’il serait recommandé de cibler et mobiliser ce public et considérer ces adultes de demain. Grâce aux résultats de ce questionnaire, la FFC a pu pointer les besoins des régions en matière de formation aux Gestes Qui Sauvent mais aussi connaître les publics ciblés. Côté équipement, 70 % répondent avoir un DAE au sein de leurs locaux, la marge de progression reste conséquente. La FFC s’engage auprès de partenaires pour remédier à cela et aussi grâce à la volonté politique d’équipement et de formation à travers les financements aux régions.
Comme le montrent les résultats de cette consultation, la mobilisation de la FFC et de son réseau au sujet des GQS est importante. Pour pérenniser cette dynamique la Commission Gestes Qui Sauvent s’engage à être au cœur de la prévention.

-    Commission Associations de Cardiologie – Clubs Cœur et Santé – Patients :
La Commission AC/CCS (Association de Cardiologie / Club Cœur et Santé) – Patients répond à une volonté de représenter au maximum les Associations régionales de Cardiologie et les Clubs Cœur et Santé par le biais de leurs acteurs qui contribuent à leur fonctionnement au quotidien. En effet, ses membres sont des Responsables ou chargés de comptabilité de CCS, Délégués régionaux, Présidents et Trésoriers d’AC, salariés du siège de la FFC ou en région mais aussi des bénévoles très investis. La Commission AC-CCS-Patients est coprésidée par le Pr Patrick MESSNER-PELLENC, Secrétaire général de la FFC et Président de l’AC Languedoc-Roussillon et par Joël GIRAUD, Vice-Président de la FFC et Trésorier de l’AC Aquitaine, elle compte aujourd’hui 31 membres.
La Commission AC-CCS-Patients a été créée dans le but de réunir tous les acteurs du réseau de la FFC, afin de réfléchir ensemble sur des projets permettant de faciliter le travail des équipes sur le terrain. Elle a également pour objectif de favoriser l’investissement des engagés dans l’action et développer notre réseau ainsi que partager les bonnes pratiques des uns et des autres pour les diffuser.
Avec la crise sanitaire qui dure depuis plus d’un an, le Pr Furber, Président de la FFC, a demandé début 2021 à la Commission AC-CCS-Patients d’étudier toutes les pistes envisageables permettant aux Clubs Cœur et Santé de reprendre leurs activités en toute sécurité pour nos adhérents et dans le respect des consignes gouvernementales, avec un soutien renforcé de la FFC en septembre pour la saison 2021/2022. Ce pack de rentrée a été travaillé afin de répondre au mieux aux besoins et attentes de chacun.

-    Commission Parcours du Cœur :
La Commission Parcours du Cœur a pour but d’assister et d’accompagner un événement phare : les Parcours du Cœur. Il s’agit de la plus grande opération de prévention-santé de France. Ces parcours se déclinent selon 3 formats différents pour cibler tous les publics et toucher la plus grande majorité de personnes : le grand public, les scolaires et les entreprises, soit au total plus de 750 000 personnes sensibilisées sur tout le territoire lors de la dernière édition.

La mission de cette opération grand public est de faire reculer les maladies cardiovasculaires, par l’information, le dépistage, l’apprentissage de pratiques de vie plus saines et d’éviter les comportements à risques. Mais aussi de promouvoir l’activité physique sans aucune forme de compétition et lutter contre la sédentarité, devenue un véritable enjeu de santé publique. Les Parcours du Cœur ont aussi pour but de sensibiliser les participants aux Gestes Qui Sauvent en leur proposant des démonstrations et des initiations adaptées à tous.

En 2021, la FFC s’est adaptée à la situation sanitaire, et à l’interdiction de tous rassemblements collectifs, la commission s’est alors penchée sur une alternative et a inauguré un nouveau concept : Les Parcours du Cœur connectés. La FFC souhaite, malgré tout, préserver le lien social et ainsi continuer de promouvoir l’activité physique pour bouger et prendre conscience de l’importance de le faire tous les jours de l’année.
Aujourd’hui la commission est composée de 21 membres, présidée par le Dr François Paillard et co-présidée par Joël Giraud, une force commune dans l’intérêt de présenter des orientations et de suggérer des propositions adaptées.

Pour l’année 2021, la FCC a attribué pour la recherche en cardiologie une somme globale de 2 650 000€ répartie comme suit :

•    2 bourses « Grand Projet » pour un total de 600 000€ :
- 300 000€ au Pr Thierry Couffinhal (Bordeaux) pour son projet : « Effet de l’abatacept dans les myocardites immunes induites par les anticancéreux inhibiteurs de point de contrôle immunitaire – une étude pilote de phase II »
- 300 000€ au Pr Amal AIDOUD (Tours) pour son projet : « Identification de marqueurs protéiques impliqués dans l’effet athéroprotecteur du vaccin Antigrippal »

•    10 bourses « Dotations de recherche » pour un total de 1 000 000€
•    5 bourses « subventions thématiques » pour un total de 250 000€
•    5 bourses « aide au démarrage » pour un total de 150 000€
•    20 bourses de « Master 2 » pour un total de 400 000€
•    8 bourses de « mobilité à l’étranger » pour un total de 250 000€


Terminons avec quelques mots du Professeur Alain Furber, Président de la Fédération Française de Cardiologie : « Un constat alarmant suite à une enquête IFOP montre que seulement 40% de la population est sensibilisée aux gestes qui sauvent - quand on sait que l’arrivée des secours met en moyenne 9 minutes en France et que 5 minutes suffissent à laisser des séquelles irrémédiables – Il est urgent d’agir ! Une campagne de sensibilisation va débuter fin 2021 « OSEZ AGIR, le pire est de ne rien faire ! » La FFC poursuit ses objectifs pour lutter contre les maladies cardiovasculaires en s’appuyant sur des axes de prévention, d’initiation aux gestes qui sauvent, d’accompagnement des malades et par le financement de la recherche !»

 

Pour en savoir plus : https://fedecardio.org/
OSEZ AGIR : https://youtu.be/AoVhnRHjK4s

Contact : https://fedecardio.org/contact/

 


Les maladies cardiovasculaires :
400 morts par jour
1ère cause de mortalité chez les plus de 65 ans et les femmes
2ème cause de mortalité chez les hommes
Il est urgent d'agir !
 

 

Partager :

Newsletter FRANCE
la Gazette du LABORATOIRE FRANCE
la Gazette du LABORATOIRE FRANCE