2025-11-07
Recherche académique française : l’aspirine serait délétère à long terme chez les patients coronariens chroniques traités par anticoagulant
Publiés le 23 Octobre 2025 dans la prestigieuse revue médicale internationale The New England Journal of Medicine, les résultats de l’étude académique AQUATIC confirment l’effet délétère de l’aspirine lors d’une prise simultanée d’un anticoagulant chez les patients coronariens chroniques. Cette étude nationale incluant 51 centres cardiologiques, émane de la fusion de trois projets hospitaliers de recherche nationaux (PHRC) des CHU de Brest, de Lille et de Nîmes.
Appelé jusqu’ici « maladie coronaire stable » ou encore « angine de poitrine », le syndrome coronaire chronique est une manifestation clinique qui se déclare sur le long terme à la suite d’une maladie cardiaque, la cardiopathie ischémique. Cette maladie constitue un enjeu de santé publique. En 2018, 1,5 million de personnes atteintes d’un syndrome coronarien chronique ont été prises en charge dont 43 % étaient âgées de plus de 75 ans. Le syndrome coronaire chronique est la maladie cardiovasculaire chronique la plus fréquente et les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de mortalité dans le monde.
Aspirine et anticoagulant : quels bénéfices attendus ?
La maladie coronaire chronique nécessite un traitement préventif par antiagrégant plaquettaire, le plus souvent de l’aspirine à faible dose, prescrit à vie. Ce traitement réduit le risque de formation de caillots et protège contre la survenue d’un nouvel accident cardiaque. Toutefois, nombre de ces patients reçoivent également un second traitement, un anticoagulant pour fluidifier le sang notamment lors d’un trouble du rythme cardiaque (la fibrillation auriculaire).
Chez ces patients qui cumulent une maladie coronaire chronique et la nécessité d’un traitement anticoagulant, une question importante se pose au quotidien : faut-il maintenir l’aspirine en plus du traitement anticoagulant à long terme ? Cette combinaison pourrait renforcer la prévention des caillots mais aussi augmenter le risque de saignements. C’est pour répondre à cette question que l’étude nationale AQUATIC a été menée par nos chercheurs français hospitaliers.
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