2026-09-18
Polluants et prédispositions génétiques : éclairer les causes des leucémies pédiatriques
L’Inserm, le CNRS, le Centre Léon Bérard et Lyon 1 Université annoncent la création du consortium de recherche SEED-AML. Financé à hauteur de 2M€ par l’Institut national du cancer et coordonné au sein du Centre de recherche en cancérologie de Lyon par le Dr Véronique Maguer-Satta, directrice de recherche CNRS, SEED-AML vise à mieux comprendre comment l’exposition à certains polluants, combinée à des prédispositions génétiques, peut contribuer au développement d’une leucémie chez l’enfant. Ce financement a été obtenu dans le cadre de l'appel à projets « Origines et causes des cancers pédiatriques », destiné à faire progresser la compréhension des mécanismes à l'origine des cancers de l'enfant afin d'améliorer leur prévention et leur détection précoce.
Malgré des avancées majeures dans la prise en charge des cancers de l’enfant, les mécanismes biologiques à l’origine de leur apparition demeurent encore assez largement incompris. La leucémie aiguë myéloïde pédiatrique (LAMp), une forme rare de leucémie, constitue un modèle particulièrement pertinent pour étudier les premières étapes de l’initiation d'un cancer chez l'enfant.
Les données scientifiques suggèrent que le risque de développer une LAMp pourrait résulter de l'interaction complexe entre des facteurs environnementaux et une vulnérabilité génétique individuelle. Parmi les facteurs suspectés figurent notamment les polluants issus du trafic routier contenant des dérivés du benzène, et plus récemment de pesticides utilisés dans les environnements domestiques et agricoles.
Coordonné par le Dr Véronique Maguer-Satta, le programme SEED-AML repose sur la création d’un consortium multidisciplinaire unique réunissant des chercheuses et chercheurs issus de plusieurs institutions reconnues pour leur expertise en cancérologie, épidémiologie, toxicologie environnementale et biologie des hémopathies.
« Malgré les progrès considérables réalisés dans le traitement des cancers pédiatriques, leurs causes demeurent encore largement inconnues. Grâce au soutien de l'INCa, nous allons réunir des expertises complémentaires pour comprendre comment certaines expositions environnementales peuvent interagir avec des prédispositions génétiques et favoriser l'apparition d'une leucémie chez l'enfant. À terme, notre ambition est d'ouvrir la voie à des stratégies de prévention et de détection précoce pour les enfants les plus à risque » explique le Dr Véronique Maguer-Satta, directrice adjointe du Centre de recherche en cancérologie de Lyon et coordinatrice du programme SEED-AML.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le communiqué de presse en DF à télécharger.