2026-10-28
Quand notre perception du temps influence notre fatigue physique
Lors d’un effort physique, notre fatigue dépendrait plus du temps que l’on croit avoir passé… que du temps réellement écoulé. C’est ce qui ressort d’une étude menée par des scientifiques de l’Université de Toulouse, du CNRS et de l’Inserm, publiée en septembre dans Advanced Science. Des volontaires ont réalisé une série de contractions musculaires pendant que l’affichage d’un chronomètre était discrètement ralenti ou accéléré. Lorsqu’il était ralenti, la fatigue s’installait plus lentement et certaines oscillations cérébrales suivaient le temps perçu plutôt que le temps réel.
Pendant un footing, plus nous courons longtemps et plus la fatigue va s’accumuler avec le temps. Mais cette évolution dépend-elle uniquement du temps réellement passé à solliciter nos muscles ? Des travaux récents suggèrent que la perception du temps pourrait elle aussi influencer la vitesse à laquelle la fatigue s'installe. Seulement, ces effets avaient principalement été étudiés dans des situations où les participants cherchaient à maximiser leur performance, rendant difficile la distinction entre l'influence du temps perçu et celle de la motivation.