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2026-11-04 
L'AFM-Téléthon, le Pr Drew Weissman et James Dowling, engagés pour développer une nouvelle génération de thérapies géniques

Optimiser la sécurité et l’efficacité de thérapies innovantes et notamment de la thérapie génique en ciblant spécifiquement le tissu à traiter est l’un des enjeux majeurs de la révolution médicale en cours. Dans cet objectif, l’AFM-Téléthon s’engage avec le Pr Drew Weissman, prix Nobel de médecine 2023 dont les travaux pionniers sur l’ARN messager ont rendu possible le développement des vaccins à ARN messager, et l’expert des maladies neuromusculaires, James Dowling, de l’Université de Pennsylvanie dans un projet stratégique consistant à développer une nouvelle génération de vecteurs non viraux basés sur des nanoparticules lipidiques (LNP) capables de cibler spécifiquement les muscles tout en évitant le foie.

Parmi les stratégies actuelles utilisées en thérapie génique, les vecteurs dérivés de virus adéno-associé (AAV), se distinguent par leurs fortes performances thérapeutiques. Toutefois, ils présentent certaines limites, notamment parce qu’une partie importante du traitement peut être captée par le foie avant d’atteindre les muscles et ainsi contribuer aux risques associés aux fortes doses. Par ailleurs, la réponse immunitaire liée à l’utilisation des AAV est un défi important que ce soit pour le traitement de population immunisée naturellement ou encore dans le cadre d’une éventuelle réinjection. 
Aussi, afin de faire émerger de nouvelles solutions thérapeutiques et de répondre aux défis spécifiques des maladies neuromusculaires, l’AFM-Téléthon s’engage sur 2 ans dans un projet stratégique avec les Professeurs Drew Weissman, Prix Nobel de Médecine 2023, et James Dowling, spécialiste des maladies neuromusculaires, à l’Université de Pennsylvanie. L’objectif : développer de nouveaux vecteurs, et notamment les nanoparticules lipidiques (LNP), des particules constituées de lipides capables d’encapsuler et d’acheminer du matériel génétique dans les cellules, à l’image de celles utilisées dans certains vaccins à ARN messager, notamment contre la Covid-19. Ces nanoparticules seraient spécifiquement conçues avec l’objectif de cibler les fibres et les cellules souches musculaires, tout en réduisant leur accumulation dans le foie. Pour y parvenir, les chercheurs vont mettre au point et tester des dizaines de combinaisons inédites de nanoparticules lipidiques grâce à des approches à haut débit et renforcées par l’utilisation d’intelligence artificielle. Une fois la bonne combinaison identifiée, ils testeront cette nouvelle approche dans des modèles cellulaires et murins de myopathie de Duchenne et de dysferlinopathies, deux maladies neuromusculaires pour lesquelles le ciblage efficace des muscles représente un enjeu majeur. 

Communiqué de presse en PDF


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