BIOMED-J    


2025-12-04 

De l'odorologie canine au nez électronique : une nouvelle piste pour détecter le cancer du sein

Les chiens sont-ils capables de « sentir » le cancer ? Leur odorat pourrait-il aider à dépister le cancer du sein ? C’est tout l’enjeu d’un projet original appelé KDOG et initié à l’Institut Curie en 2016. Publiés dans Nature Communications le 27 novembre 2025, les résultats de l’essai clinique KDOG1 révèlent que si les chiens peuvent détecter le cancer du sein dans des échantillons de transpiration de femmes, le niveau de précision demeure insuffisant pour une utilisation en clinique. Cependant, ces travaux ouvrent la voie à l’identification de la signature moléculaire détectée par les chiens, en vue de développer des méthodes de dépistage du cancer du sein précoce, faciles et accessibles à toutes.

Avec plus de 60 000 nouveaux cas chaque année en France, le cancer du sein est le premier cancer féminin et la première cause de mortalité par cancer chez les femmes. A l’Institut Curie, notamment à travers l’Institut des Cancers des Femmes cofondé avec l’Inserm et l’université PSL, les équipes sont fortement mobilisées pour améliorer le diagnostic, garantir un accompagnement adapté à chaque patiente et renforcer la prévention des cancers du sein. En France, le dépistage organisé du cancer du sein qui consiste en une mammographie et un examen clinique - permet de détecter la maladie à un stade précoce et dans ce cas, ce cancer se guérit 9 fois sur 10. Pourtant, moins d’une femme sur deux y participe (48,2 % sur la période 2023)[1]. Si le déploiement de la mammographie a permis des avancées incontestables dans la lutte contre le cancer du sein, des solutions alternatives se développent aujourd’hui ; à l’instar du projet KDOG.

Communiqué de presse en PDF à télécharger

 

 

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