2026-09-25
FACT (F-CRIN) présente les résultats de l’essai EVAOLD sur la prise en charge de l’infarctus du myocarde après 80 ans
Moins d’examens invasifs, moins de complications : chez les patients de 80 ans et plus victimes d’un infarctus, l’imagerie de stress pourrait transformer la prise en charge. Les résultats de l’essai clinique EVAOLD, promu par le CHU Grenoble Alpes et coordonné par le Pr Gilles Barone-Rochette, montrent qu’une stratégie fondée sur cette nouvelle approche permettrait de réduire fortement le recours à la coronarographie et à la revascularisation mais sans que la non inferiorité ne soit demontrée. Présentés au congrès 2026 de l’European Society of Cardiology (ESC) à Munich, ces résultats sont le fruit d’un travail des équipes du réseau français de recherche clinique FACT, labellisé F-CRIN, spécialisé en maladie coronaire et athérothrombose.
Après 80 ans, comment limiter le recours aux procédures invasives ?
Chez les patients âgés de 80 ans et plus, la prise en charge d’un infarctus du myocarde est particulièrement délicate : fragilité, maladies associées ou altération de la fonction rénale peuvent accroître les risques liés aux interventions. Pour ce type d’infarctus, la stratégie recommandée repose aujourd’hui sur la réalisation d’une coronarographie, examen invasif permettant de visualiser les artères du cœur pour repérer un rétrécissement ou une obstruction. Elle peut conduire à une revascularisation, notamment par angioplastie avec pose d’un stent. Ces interventions comportent toutefois des risques, particulièrement chez les patients très âgés.
C’est dans ce contexte qu’EVAOLD, essai clinique national, prospectif, randomisé et multicentrique, a été lancé par le CHU Grenoble Alpes afin d’évaluer une approche alternative : utiliser l’imagerie de stress pour sélectionner les patients nécessitant une coronarographie, plutôt que de recourir systématiquement à cet examen. EVAOLD s’est intéressé aux patients victimes d’un infarctus du myocarde dit « sans sus-décalage du segment ST », une forme fréquente d’infarctus qui ne présente pas à l’électrocardiogramme le signe caractéristique observé dans d’autres formes d’infarctus.
Les inclusions de cet essai, financé dans le cadre d’un Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC) du ministère chargé de la Santé, ont été réalisées par les équipes du réseau FACT/F-CRIN dans 25 centres français.
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