SPECIAL RSE : Agroalimentaire Ecoresponsable
Premier salon agroalimentaire du Grand Sud-Ouest, CFIA Toulouse se prépare à vous accueillir les 22, 23 et 24 septembre, au MEETT - Parc des Expositions et Centre de Conventions. Fort de trois univers complémentaires - Ingrédients & PAI, Equipements & procédés, Emballages & conditionnements – l’événement fait de la RSE le fil rouge de cette 3ème édition. Sébastien GILLET, directeur général de GL Events exhibitions industrie, organisateur du CFIA, répond à nos questions…
Quelques mots sur la genèse du CFIA ?
« Le CFIA – Carrefour des Fournisseurs de l’Industrie Agroalimentaire – est né à Rennes il y a près de 30 ans. À une époque où les salons professionnels se tenaient surtout à Paris ou Lyon, créer un rendez-vous au cœur de la première région agroalimentaire française s’est révélé particulièrement pertinent. Dès la première édition, en 1997, 360 exposants - majoritairement fournisseurs d’équipements et procédés - étaient réunis.
Le concept s’est enrichi au fil des ans avec l’intégration du secteur de l’emballage, puis des ingrédients et PAI, donnant naissance à trois salons en un : Ingrédients & PAI, Équipements & procédés et Emballages & conditionnements. Le CFIA couvre ainsi aujourd’hui l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire et permet aux industriels d’accéder à une vision globale des solutions disponibles pour leurs usines.
Autre force de l’événement : son adaptation constante aux besoins du terrain. Depuis plus de dix ans, un comité de pilotage composé de représentants des différentes filières agroalimentaires accompagne l’évolution du salon. Evénement de proximité particulièrement apprécié pour sa capacité à allier convivialité et business, le CFIA est devenu une référence pour la filière agroalimentaire. »
Pourquoi avoir créé une édition toulousaine du CFIA ?
« CFIA Toulouse est né d’une demande concrète du terrain. Le salon historique de Rennes accueille principalement des visiteurs du Grand Ouest – Normandie, Pays de la Loire, Bretagne… – tandis que les professionnels du Sud-Ouest, trop éloignés pour une visite d’une journée, s’y déplacent moins.
Pour autant, l’Occitanie représente un territoire stratégique pour l’agroalimentaire français, avec plus de 7 200 entreprises - dont 85 % de PME et TPE - et des spécificités régionales : fruits et légumes, viande, salaisons, produits de la mer, céréales ou encore petfood. Troisième région agroalimentaire et première région Bio française, le Sud-Ouest doit également répondre de fortes transitions environnementales, énergétiques et réglementaires. Il était donc essentiel de proposer un événement de proximité, adapté aux problématiques locales. »
Ce qui distingue CFIA Toulouse des autres salons…
« Nous avons volontairement choisi un format accessible, ciblé et efficace. Organisé tous les deux ans, le salon est conçu à taille humaine. Il réunit 350 exposants, avec une forte complémentarité de solutions pour maximiser l’impact d’une visite en une journée.
Nos trois univers permettent aux visiteurs d’identifier rapidement des solutions concrètes pour moderniser leur outil industriel. Nous privilégions les échanges directs et qualifiés entre décideurs et fournisseurs capables d’apporter des solutions immédiatement activables. Cette efficacité opérationnelle, associée à une ambiance conviviale, fait du salon un lieu privilégié pour initier des collaborations durables. »
Qui sont les visiteurs attendus ?
« Nous accueillons de nombreux décideurs : directeurs d’usine, responsables production, maintenance, supply chain, QHSE, RSE ou encore R&D. Plus d’un visiteur sur deux vient au salon avec un besoin concret ou un projet d’investissement, ce qui confère au salon une forte dimension business. »
La thématique RSE est le fil rouge de cette édition 2026. Pourquoi ?
« La RSE est devenue un standard dans l’industrie agroalimentaire. Longtemps perçue comme une contrainte réglementaire, elle constitue désormais un véritable levier de performance. Au CFIA Toulouse, elle prendra une dimension résolument opérationnelle. Les exposants proposeront des solution concrètes pour réduire les consommations d’eau et d’énergie, optimiser les emballages et la logistique, valoriser les coproduits, améliorer les conditions de travail ou encore répondre aux nouvelles attentes du marché et aux évolutions réglementaires.
Les ingrédients durables occuperont également une place centrale avec des sujets comme la reformulation, le sourcing responsable ou la traçabilité. Côté packaging, l’écoresponsabilité devient un standard, avec des innovations visant à diminuer l’empreinte carbone tout en garantissant la sécurité alimentaire.
L’approche est pragmatique. Les technologies présentées viseront à générer des gains mesurables, à la fois environnementaux et économiques. Des outils de pilotage permettront également de suivre les indicateurs RSE en temps réel, facilitant a prise de décision. »
Outre les stands, comment les enjeux RSE seront-ils valorisés ?
« Au-delà des innovations exposées, un parcours RSE sera proposé en partenariat avec la technopole AGROPOLE, incluant conférences et démonstrations concrètes d’industriels. Les thématiques aborderont notamment la réduction des déchets, l’optimisation de l’utilisation de l’eau, les équipements éco-conçus ou encore l’application des trois R – réduire, réutiliser et réemployer – dans le domaine de l’emballage. L’idée est de présenter des solutions concrètes et immédiatement applicables sur le terrain. »
Quel rôle joue l’intelligence artificielle dans cette transformation ?
« L’IA prend une place croissante dans les innovations industrielles. Intégrée aux outils de production, elle permet d’optimiser les lignes de fabrication, d’anticiper les dérives et d’améliorer la performance globale des usines.
Les applications sont nombreuses : maintenance prédictive, pilotage des consommations énergétiques, gestion des flux logistiques ou encore analyse des données RSE. L’IA permet de croiser données de production et indicateurs environnementaux afin d’anticiper les problèmes, réduire les gaspillages et ajuster les stratégies en temps réel. Les industriels présents au CFIA Toulouse l’ont bien compris et proposeront des solutions intégrées capables de concilier productivité et durabilité. »
En tant qu’organisateur, comment faites-vous évoluer votre stratégie RSE ?
« Dans un secteur par nature éphémère, nous devons être exemplaires. Nous avons par exemple remplacé les éclairages traditionnels par des LED afin de limiter la consommation énergétique et adaptons le chauffage à des températures raisonnables. La moquette est désormais supprimée lorsque les infrastructures le permettent, comme à Toulouse. Et lorsque son utilisation reste nécessaire, les matériaux sont recyclés à plus de 60 %.
La gestion des déchets constitue également un axe majeur. Aujourd’hui, le tri est systématique pendant les phases de montage et de démontage, et nous développons des stands plus durables grâce à des matériaux recyclés et des cloisons modulaires réutilisables.
Le réemploi est devenu une logique centrale : signalétique, décoration ou matériel sont désormais réutilisés sur d’autres événements. Certaines fournitures ont même été supprimées afin de limiter les déchets inutiles, comme les pochettes plastiques des badges. »
Un mot pour conclure ?
« CFIA Toulouse se déroulera conjointement au salon SEPEM, dédié aux services, équipements, process et maintenance industrielle. Plus de 700 exposants seront ainsi réunis, en parallèle d’un programme de conférences autour de sujets transversaux comme la transition énergétique ou les compétences industrielles. Cette complémentarité rapprochera plusieurs secteurs fortement implantés en Occitanie, notamment l’agroalimentaire, la cosmétique et l’aéronautique. Un espace sera également dédié aux jeunes générations afin de valoriser l’attractivité des métiers industriels. »
Entre innovations technologiques, intelligence artificielle et responsabilité environnementale, CFIA Toulouse accompagne l’industrie agroalimentaire vers plus de performance et plus de durabilité.
Pour en savoir plus : https://toulouse.cfiaexpo.com
S. DENIS
© La Gazette du Laboratoire
