Activités physiques : des outils pour améliorer la qualité de vie

Les formations d’enseignant en activités physiques adaptées existent depuis plusieurs décennies à l’Université de Strasbourg. Laurence Rasseneur, enseignante-chercheuse à la Faculté des sciences du sport, nous éclaire sur ces cursus qui s’échelonnent à différents niveaux mais répondent au même enjeu :améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap.

« Notre objectif est d’éduquer ou rééduquer des personnes ayant des besoins spécifiques, présentant un handicap physique, mental ou sensoriel, une maladie chronique ou encore une difficulté sociale ou liée à l’âge, explique Laurence Rasseneur, nous formons des enseignants qui interviennent dans des centres spécialisés ou des services hospitaliers dans des buts de prévention, de réadaptation, de réinsertion, d’éducation et de participation sociale. L’activité physique et le sport nous servent d’outil pour aider une personne à devenir plus autonome, à améliorer sa qualité de vie. »

Plusieurs formations permettent d’accéder au titre d’enseignant en activité physique adaptée. « Nous proposons trois Deust consacrés à l’encadrement desseniors, des personnes avec handicap mental, du public carcéral ou de quartier, détaille Laurence Rasseneur, ensuite il y a la licence qui vise différents publics sans oublier le master axé sur la gestion d’équipes ou de projets et favorisant l’entrepreneuriat en lien avec le dispositif Pépite Etena. »

 



 

Des stages pour éprouver les savoirs théoriques

Ces formations permettent d’acquérir une vision holistique de la problématique des personnes malades chroniques ou en situation de handicap. « Les étudiants sont aussi sensibilisés à la notion d’accessibilité par des mises en situation, observe la chercheuse, ils respirent à travers une paille pour se représenter les maladies respiratoires, portent des lunettes de malvoyance, se déplacent dans un fauteuil roulant ou avec un membre entravé. » Grâce à des stages, les étudiants éprouvent leurs savoirs théoriques.

« Nous avons tissés de nombreux partenariats, avec la Ville de Strasbourg, l’Hôpital civil, l’hôpital de Hautepierre, l’hôpital psychiatrique de Brumath, différents centres de rééducation et des associations comme l’Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei) ou encore l’Association régionale d'aide aux handicapés moteurs (Arahm). Un maillage qui permet d’être rapidement informés de opportunités professionnelles et ajoute à la richesse de ces formations intenses et professionnalisantes », conclut-elle.


Mathilde Hubert
 

Un GPS sur smartphone adapté aux déplacements des malvoyants et personnes à mobilité réduite
« Nos formations sont ancrées sur nos activités de recherche, explique Laurence Rasseneur. Nous avons mobilisé les étudiants sur le développement de NaviRando, une application qui donne la chance aux déficients visuels de pratiquer la randonnée pédestre en pleine nature et en toute autonomie ou presque. Demain, NaviCampus leur permettra de trouver leur salle de cours sur le campus. »

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