Etude Ifop : les salariés face aux troubles musculosquelettiques et l’impact du mal de dos dans leur vie

Alors que les troubles musculosquelettiques (TMS) sont aujourd'hui en tête des maladies professionnelles les plus répandues1, quelle est la prévalence du mal de dos dans un monde du travail post-Covid profondément chamboulé par la généralisation du télétravail ?


Réalisé par l’Ifop pour PERCKO auprès d’un échantillon de 1 004 personnes, représentatif de la population des salariés français, ce panorama des souffrances physiques dans le monde du travail met en exergue l’importance des maux de dos dans un salariat qui tend souvent à sous-estimer ce trouble, alors même qu’il peut impacter lourdement la vie professionnelle et personnelle. Et s’il affecte toujours différemment les Français selon leur genre, leur morphologie ou leur type d’emploi, force est de constater que le mal de dos semble être aujourd'hui aggravé par le télétravail, au point que les salariés appellent à une meilleure prise en charge des équipements des télétravailleurs par leur entreprise.

Les chiffres clés :
•    La proportion de salariés souffrant d’au moins un trouble musculosquelettique (TMS) a progressé sensiblement entre 2010 (72%) et 2022 (86%), le mal de dos restant le trouble le plus répandu (69%), devant les douleurs liées à la nuque (58%), au genou (38%), au poignet (30%) et au coude (15%).
•    Et la plupart des salariés (77%) attribuent ces douleurs à leur activité professionnelle, en particulier les salariés souffrant du dos quotidiennement (86%). Plus largement, les salariés les attribuant à leur travail sont surreprésentés dans les rangs des travailleurs manuels (89%) et des télétravailleurs à temps complet (93%).
•    Si le mal de dos est une souffrance largement répandue (88% des salariés en ont souffert au cours des 12 derniers mois), les femmes en souffrent régulièrement (c'est-à-dire au moins une fois par semaine) sont nettement plus nombreuses (38%) que les hommes (27%), tout comme les télétravailleurs à temps complet (46%).
•    Le mal de dos reste néanmoins souvent encore perçu comme trop bénin pour faire l’objet d’un arrêt de travail : 42% des salariés souffrant d’un mal de dos admettent qu’il leur est déjà arrivé de ne pas oser demander un arrêt de travail à leur supérieur en raison d’un mal de dos alors qu’ils auraient dû (42%).
•    Or, l’enquête montre que les entreprises n’en font pas assez sur ce sujet. Une majorité de télétravailleurs (60%) estiment insuffisante la participation de leur entreprise à l’achat de matériel ergonomique et près de la moitié des salariés (47%) la jugent aussi insuffisante leur lieu de travail (47% la).
•    Dans ce contexte, les trois quarts des salariés (73%) souhaitent que les entreprises financent des sièges aux télétravailleurs, surtout ceux qui télétravaillent actuellement à temps partiel (81%) et qui sont donc sans doute moins équipés que les télétravailleurs à temps complet.

Pour consulter l’étude complète : Présentation PowerPoint (percko.com)

« Etude Ifop pour PERCKO, réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 6 au 8 décembre 2022 auprès d’un échantillon de 1004 personnes, représentatif des salariés français »


 

 

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