2021-01-11 
Le candidat clinique phare de Minoryx, le leriglitazone, montre un bénéfice clinique à la suite d’une étude de preuve de concept de phase 2 dans l'ataxie de Friedreich

L’étude montre que le leriglitazone améliore les biomarqueurs liés à la maladie et à l'ataxie, apportant ainsi un véritable bénéfice clinique dans cette maladie orpheline

 


Minoryx Therapeutics, société de biotechnologie en développement clinique de phase 3 spécialisée dans le développement d'options de traitement différenciantes pour les troubles orphelins du Système Nerveux Central (SNC), annonce aujourd'hui les résultats principaux de son essai clinique de phase 2 FRAMES. L'étude évalue le leriglitazone, un nouvel agoniste sélectif des PPARγ, chez des patients atteints d'ataxie de Friedreich (FRDA), une maladie mortelle caractérisée par une neurodégénérescence entraînant à terme une perte de coordination, de force musculaire et une cardiomyopathie.
 
Cet essai clinique de phase 2 était une étude de preuve de concept, multicentrique, en double aveugle et contrôlée par placebo. Sur les 39 patients recrutés au sein de l’étude, 32 sont allés jusqu’au bout du protocole mis en place. La mesure du biomarqueur associé, l’adiponectine, indique que le traitement par le leriglitazone a entraîné un engagement des PPARγ dans la fourchette ciblée chez tous les patients. Les résultats de l'essai montrent par ailleurs que le leriglitazone module la voie de la Frataxine et entraine une restauration des déficits bioénergétiques chez les patients atteints de la FRDA. Ces signaux positifs sont cohérents avec le mécanisme d'action du leriglitazone, récemment mis en valeur par une publication de la revue scientifique de référence Neurobiology of Disease (Rodríguez-Pascau et al. 2021).
 
« Le candidat clinique phare de Minoryx, l'agoniste PPARg leriglitazone, est capable de cibler plusieurs maladies du SNC, dont l'ataxie de Friedreich : une maladie neurodégénérative potentiellement mortelle dont les patients présentent des symptômes sévères qui s’aggravent avec le temps. Le développement d'options thérapeutiques efficaces pour cette maladie représente donc un besoin vital pour les patients », déclare Marc Martinell, Directeur Général de Minoryx. « Les données de l'essai clinique de phase 2 FRAMES constituent une preuve de concept très prometteuse dans le traitement de l'ataxie de Friedreich, en dépit des résultats mitigés du critère d'évaluation principal. Ils illustrent notamment le mécanisme d'action pertinent du leriglitazone. Minoryx entend désormais entamer des discussions avec les autorités règlementaires afin de définir le protocole de développement clinique à suivre pour proposer cette thérapie aux patients atteints d'ataxie de Friedreich le plus rapidement possible ».
 
 
Les principaux résultats préliminaires se déclinent comme suit :
•    Le leriglitazone a empêché de manière significative l'accumulation de fer dans le cerveau des patients par rapport au placebo (ANCOVA p = 0,050). Cette accumulation de fer est liée à une carence en Frataxine et a été évaluée par Cartographie Quantitative de la Sensibilité (CQS). Ces résultats montrent que le leriglitazone modifie directement la voie de la Frataxine.
•    La Spectroscopie par Résonance Magnétique (SRM) montre une amélioration des biomarqueurs métaboliques liés à la fonction mitochondriale dans la moelle épinière.
•    L'échelle composite de gravité de la fonction cérébelleuse (CCFS) a montré que le leriglitazone empêchait le déclin de l'ataxie des membres supérieurs par rapport au placebo, conformément aux changements observés sur la SRM et la CQS. Les patients traités par le leriglitazone ont ainsi montré une amélioration constante dans ces trois évaluations quantitatives objectives (test de O'Brien, Wilcoxon p = 0,043).
•    La détermination des changements dans la zone de la moelle épinière, le critère principal de l’étude, n'a pas été concluante due à l’absence de progression observée chez les patients traités par placebo.
•    Dans l'ensemble, le leriglitazone a été bien tolérée par les patients atteints d'ataxie de Friedreich. Compte tenu du mécanisme d'action du composé, la prise de poids et l'œdème ont été les effets indésirables les plus fréquents. Il est important de noter qu'aucun événement indiquant un risque cardiaque accru n'a été détecté dans cette population connue pour souffrir de cardiomyopathie liée à la maladie.   
« Les résultats de l'essai clinique de phase 2 FRAMES de Minoryx sont prometteurs. Plus précisément, la réduction du déclin de l'ataxie des membres supérieurs chez les patients atteints d'ataxie de Friedreich témoigne du potentiel de la leriglitazone a fournir un bénéfice thérapeutique significatif dans la lutte contre cette affection neurodégénérative », poursuit le Professeur Alexandra Durr, investigatrice et coordinatrice principale de l'étude FRAMES au sein de l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière du Centre hospitalier universitaire de La Pitié-Salpêtrière, à Paris.
 
L’objectif principal de Minoryx lors de la conception de l'étude de phase 2 FRAMES était de déterminer la population de patients FRDA la plus réceptive au traitement par le leriglitazone. Les résultats complets et détaillés de l'étude feront l’objet d’une présentation dans les prochains mois. Les données de l’étude seront utilisées pour concevoir une étude confirmatoire supplémentaire dont Minoryx doit discuter auparavant avec la FDA et l'EMA. Minoryx s’est déjà vu octroyé le statut de médicament orphelin par la FDA et de l'EMA, ainsi que la désignation de maladie pédiatrique rare par la FDA pour le leriglitazone comme traitement de l’ataxie de Friedreich. L’étude FRAMES a également reçu le soutien de la Région Wallonne, Belgique (SPW-EER).
 
A propos de Minoryx : www.minoryx.com
Minoryx est une société de biotechnologie au stade clinique spécialisée dans le développement de nouvelles thérapies ciblant les maladies orphelines du Système Nerveux Central à forts besoins médicaux. Le programme phare de la société, la leriglitazone (MIN-102), un nouvel agoniste sélectif des PPARγ, est actuellement en cours d'évaluation dans l'adrénoleucodystrophie liée à l'X (X-ALD) et dans l'ataxie de Friedreich (FRDA). La société est soutenue par un syndicat d'investisseurs expérimentés, qui comprend : Caixa Capital Risc, Roche Venture Fund, Ysios Capital, Kurma Partners, Fund+, Chiesi Ventures, S.R.I.W, Idinvest, SFPI-FPIM, HealthEquity et Sambrinvest ainsi qu’un réseau d'autres organisations. Fondée en 2011, Minoryx est basée en Espagne et dispose d’une filiale en Belgique. Depuis sa création, Minoryx a levé plus de 85 millions d'euros.

 

Partager :

la Gazette du LABORATOIRE FRANCE
Newsletter FRANCE
la Gazette du LABORATOIRE FRANCE