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2021-02-26 
La FDA approuve Libtayo® (cemiplimab-rwlc) en monothérapie pour le traitement de première ligne du cancer du poumon non à petites cellules dont 50% ou plus des cellules tumorales expriment la protéine PD-L1

•    L’effet de Libtayo sur la prolongation de la survie globale a été supérieur à celui de la chimiothérapie dans le cadre d’un essai pivot ayant pris en compte des caractéristiques de la maladie souvent sous représentées dans les essais cliniques consacrés au CPNPC au stade avancé
•    Troisième indication approuvée pour Libtayo aux États-Unis.

 
La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a approuvé l’inhibiteur de PD-1 Libtayo® (cemiplimab-rwlc) pour le traitement de première ligne des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) au stade avancé exprimant des niveaux élevés de protéines PD-L1 (pourcentage de cellules exprimant la protéine ≥50 %), après dosage au moyen d’un test approuvé par la FDA. Les patients doivent présenter soit un cancer métastatique, soit un cancer localement avancé, ne pas être éligibles à une résection chirurgicale ou une chimioradiothérapie définitive, et leurs tumeurs ne doivent pas exprimer les aberrations EGFR, ALK ou ROS1.  
 
« L’approbation de Libtayo pour le traitement de première ligne du cancer du poumon non à petites cellules au stade avancé exprimant des niveaux élevés de protéines PD-L1 donne aux médecins et aux patients l’accès à une nouvelle option thérapeutique puissante contre cette maladie mortelle », a déclaré le docteur Naiyer Rizvi, titulaire de la Chaire Price de médecine, Directeur du service d’oncologie thoracique, Co-directeur du service d’immunothérapie anticancéreuse du Centre médical Irving de l’Université Columbia et membre du Comité de pilotage de l’essai. « Il convient de noter que Libtayo a été approuvé sur la base des résultats d’un essai pivot dans le cadre duquel la plupart des patients traités par chimiothérapie ont été permutés vers le groupe Libtayo après progression de la maladie et qui incluait des patients souvent sous-représentés dans les essais cliniques, comme des patients porteurs de métastases cérébrales ayant déjà été traitées et cliniquement stables ou d’un cancer localement avancé qui ne se prêtait pas à une chimioradiothérapie définitive. Cet essai a permis de recueillir de nouvelles données importantes qui éclaireront les médecins sur l’intérêt de Libtayo, dans diverses situations et pour différentes catégories de patients, dans le cadre de leur pratique clinique quotidienne. »  
 
Il s’agit de la troisième indication approuvée pour Libtayo, qui fait suite à un examen prioritaire (Priority Review) de la FDA, une procédure réservée aux médicaments représentant une amélioration significative en termes de sécurité ou d’efficacité pour le traitement de maladies graves. En début de mois, Libtayo est en effet devenu le premier médicament d’immunothérapie approuvé pour le traitement des patients atteints d’un carcinome basocellulaire (CBC) au stade avancé ayant déjà été traités par un inhibiteur de la voie Hedgehog ou auxquels un inhibiteur de la voie Hedgehog ne convient pas, avec une approbation complète pour les patients atteints de CBC localement avancé et une approbation accélérée pour les patients atteints de CBC métastatique. En 2018, Libtayo est devenu le premier médicament à visée systémique approuvé pour le traitement du cancer épidermoïde cutané (CEC) métastatique ou localement avancé de l’adulte non-candidat à une chirurgie curative ou à une radiothérapie curative. Des effets indésirables à médiation immunitaire, qui peuvent être graves ou mortels, peuvent survenir dans tout système organique ou tissu pendant ou après le traitement par Libtayo.
 
« Dans cet essai pivot, Libtayo a présenté une efficacité impressionnante dans le traitement du CPNPC au stade avancé dont au moins 50 % des cellules tumorales expriment la protéine PD-L1 », a précisé le docteur Ahmet Sezer, professeur au Département d’oncologie médicale de l’Université Başkent à Adana (Turquie) et investigateur de l’essai clinique. « Comme l’indique l’article publié dans The Lancet, l’analyse préspécifiée des données d’un sous-ensemble de patients dont le niveau d’expression de la protéine PD-L1 était d’au moins 50 % a montré que Libtayo a permis d’obtenir une réduction de 43 % de la mortalité, comparativement à la chimiothérapie. Ces résultats sont d’autant plus remarquables que plus de 70 % des patients ont été permutés vers le groupe Libtayo après progression de leur maladie sous chimiothérapie et que cet essai comportait le plus grand nombre de patients porteurs de métastases cérébrales prétraitées et cliniquement stabilisées jamais recrutés à ce jour dans des essais pivots consacrés au CPNPC au stade avancé. »
 

À propos de l’essai de phase III ayant motivé l’approbation
L’essai multicentrique, randomisé, en ouvert de phase III, dénommé EMPOWER-Lung 1, a été conçu pour évaluer un traitement de première ligne par Libtayo en monothérapie, comparativement à un doublet de chimiothérapie à base de platine, chez des patients atteints d’un CPNPC au stade avancé, dont 50 % ou plus des cellules tumorales exprimaient la protéine PD-L1, à l’exclusion de l’expression des aberrations EGFR, ALK ou ROS1. L’expression de la protéine PD-L1 a été confirmée à l’aide du test Agilent Dako PD-L1 IHC 22C3 pharmDx. Les critères d’évaluation principaux de l’essai étaient la survie globale et la survie sans progression, tandis que ses critères d’évaluation secondaires étaient le taux de réponse globale, la durée de la réponse et la qualité de vie.
Au total, 710 patients porteurs d’un CPNPC métastatique (stade IV) n’ayant jamais été traité ou d’un CPNPC localement avancé (stade IIIB/C), non candidats à une résection chirurgicale ou à une chimioradiothérapie définitive ou dont la maladie avait progressé après une chimioradiothérapie définitive, ont été randomisés dans cet essai. Parmi les patients inclus, certains affichaient des caractéristiques souvent sous-représentées dans les essais pivots consacrés au CPNPC au stade avancé. Ainsi, 12 % d’entre eux étaient porteurs de métastases cérébrales prétraitées et stabilisées et 16 % présentaient un CPNPC localement avancé et n’étaient pas candidats à une chimioradiothérapie définitive.
Enfin, il convient de mentionner que les patients dont la maladie avait progressé pendant l’essai pouvaient changer de traitement : ceux du groupe chimiothérapie étaient autorisés à permuter vers le groupe Libtayo en cas de progression de la maladie, tandis que ceux du groupe Libtayo en monothérapie étaient autorisés à combiner leur traitement par Libtayo à quatre à six cycles de chimiothérapie, après progression de la maladie. Plus de 70 % des patients dont la maladie avait progressé sous chimiothérapie ont été permutés vers le groupe Libtayo.
 
À propos de Libtayo
Libtayo est un anticorps monoclonal entièrement humain qui se lie au récepteur de checkpoint immunitaire PD-1 (récepteur-1 de mort cellulaire programmée) sur les lymphocytes T. Sa liaison au récepteur PD-1 permet d’empêcher les cellules tumorales d’emprunter le voie PD-1 et donc d’inhiber la fonction des lymphocytes T.
La dose recommandée de Libtayo, toutes indications approuvées confondues, est de 350 mg administrée par perfusion intraveineuse de 30 minutes, toutes les trois semaines, jusqu’à progression de la maladie ou apparition d’une toxicité inacceptable. Libtayo est proposé en flacon unidose de 350 mg.
Aux États-Unis, la dénomination générique de Libtayo dans ses indications approuvées est cemiplimab-rwlc, le suffixe « rwlc » ayant été attribué conformément à la nomenclature publiée par la Food and Drug Administration des États-Unis (Nonproprietary Naming of Biological Products Guidance for Industry). En dehors des États-Unis, la dénomination générique de Libtayo, dans ses indications approuvées, est cémiplimab.
 
À propos du programme de développement consacré à Libtayo
L’Agence européenne des médicaments évalue actuellement les soumissions réglementaires relatives à Libtayo pour le traitement du CPNPC au stade avancé avec un taux d’expression de PD-L1 ≥50 % et du CBC localement avancé après un traitement par inhibiteur de la voie Hedgehog. Les décisions de la Commission européenne à ce sujet sont attendues au début du deuxième semestre de 2021.  
Le programme clinique étendu consacré à Libtayo porte sur des cancers difficiles à traiter. Pour le cancer de la peau, il s’agit d’essais sur le traitement adjuvant et néoadjuvant du CEC. Libtayo est également évalué dans le cadre d’essais pivots dans le traitement du CPNPC (en association avec une chimiothérapie) et du cancer du col de l’utérus, ainsi qu’en association avec des approches thérapeutiques, nouvelles ou conventionnelles, dans le traitement de tumeurs solides et de cancers hématologiques. Ces utilisations potentielles sont encore expérimentales et aucun organisme de réglementation n’a encore pleinement évalué leurs profils respectifs de sécurité et d’efficacité.
Libtayo est développé conjointement par Regeneron et Sanofi dans le cadre d’un accord de collaboration global.
 
À propos de Regeneron
Regeneron (NASDAQ: REGN) est une grande société de biotechnologie qui invente des médicaments aptes à transformer la vie des personnes atteintes de maladies graves. Fondée il y 30 ans et dirigée par des médecins-chercheurs, la capacité unique de l’entreprise à transformer ses recherches scientifiques en médicament a donné lieu au développement de neuf médicaments, qui ont été approuvés par la FDA, et de plusieurs produits-candidats, pratiquement tous issus de ses activités de recherche interne. Ses médicaments et son portefeuille de développement sont conçus pour aider les patients souffrant de maladies oculaires, de maladies allergiques et inflammatoires, de cancer, de maladies cardiovasculaires et métaboliques, de maladies infectieuses, de douleurs et de maladies rares.
Regeneron accélère et améliore le processus de développement traditionnel des médicaments grâce à VelociSuite®, une suite unique de technologies dont fait partie VelocImmune®, qui fait appel à une souris humanisée unique pour le développement optimal d’anticorps entièrement humains et d’anticorps bispécifiques, ainsi qu’à des initiatives ambitieuses comme le Regeneron Genetics Center, l’un des plus grands centres de séquençage génétique du monde.
Pour plus d’informations sur Regeneron, voir le site www.regeneron.com

 

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