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2024-02-19 
Les activités humaines sont le principal facteur de l’érosion des sols dans les Alpes depuis 3800 ans

    Reconstitution de 10000 ans d’évolution de l’érosion dans les Alpes Européennes grâce aux sédiments du lac du Bourget et à la géochimie isotopique
    Pour la première fois, les effets des activités humaines sur l’érosion ont pu être distingués de ceux du climat et quantifiés
    Depuis 3800 ans, les effets de l’agropastoralisme dominent largement ceux du climat et transforment le fonctionnement de l’environnement

 

A l’heure où l’érosion des sols menace nos sociétés en impactant la biodiversité, le stockage de CO2 ainsi que les capacités de production alimentaire, il est fondamental d’en étudier et d’en quantifier les causes principales que sont le climat et les activités humaines. À cause de leurs caractères imbriqués, quantifier les rôles respectifs de ces deux facteurs sur l’érosion n’avait jusqu’à présent jamais été réalisé. En étudiant les sédiments du lac du Bourget, qui présente le plus grand bassin versant des Alpes françaises, une équipe de recherche française a pu déterminer que les effets des activités humaines (en particulier l’agriculture et le pastoralisme) ont largement dépassé les effets du climat sur l’érosion et ce depuis plus de 3800 ans, transformant durablement le fonctionnement des paysages alpins. Ces résultats sont publiés dans Nature communications.

 

https://www.inee.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/les-activites-humaines-sont-le-principal-facteur-de-lerosion-des-sols-dans-les-alpes

 

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