2025-08-22
Crise d’hélium : le CNRS continue d’insuffler la science
Depuis quelques années, les laboratoires de recherche souffrent de l’inflation mondiale du prix de l’hélium, un gaz indispensable à bien des domaines scientifiques. Pour les soutenir, le CNRS met en place une stratégie nationale d’approvisionnement et de gestion de ce gaz rare.
Il fait aussi bien la joie des enfants qui courent après les ballons d’anniversaire que des scientifiques qui l’utilisent dans bien des domaines. Cet élément chimique à deux électrons, c’est l’hélium. Ce gaz, inerte, ne participe à aucune réaction chimique dans des conditions normales de température et de pression. À de très basses températures – on sait l’amener jusqu’à 1 Kelvin, soit -272° Celsius, voire encore en-dessous dans certains laboratoires –, il permet de refroidir aussi bien les aimants supraconducteurs des IRM des hôpitaux que ceux des RMN en laboratoire, les propulseurs des engins spatiaux que les systèmes magnétiques.
Or, ce gaz, dit « rare » par ses propriétés chimiques1 … l’est de plus en plus au niveau de ses ressources terrestres. En raison d’une inflation exponentielle de son prix, passé de 5 € le litre en 2018 à 35 € en 2023, l’hélium devient de moins en moins accessible aux laboratoires de recherche. Au CNRS, son achat pèse désormais jusqu’à 2 M€ par an.
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