Retrouvez dans nos brèves les actualités liées aux laboratoires et aux acteurs du monde des sciences


 

2025-10-02 

Quand vouloir le bien des seniors finit par les invisibiliser : des chercheurs UCLouvain se penchent sur les racines de l’âgisme

  • L’âgisme « bienveillant » (surprotection) est tout aussi dépréciatif et discriminant que l’âgisme « hostile » (déconsidération explicite) pour les personnes âgées. Cela les infantilise et les invisibilise.
  • Une caractéristique psychologique commune aux personnes âgistes est l’anxiété face à la mort/à la perspective de leur propre mort.

Dans la vie quotidienne, l’âgisme – stéréotypes, préjugés ou discriminations envers quelqu’un en raison de son âge - ne se manifeste pas uniquement par des propos négatifs. Il prend aussi des formes plus douces : décider ou parler à la place d’une personne âgée, éviter de lui confier des responsabilités, la surprotéger dans l’espace public. Cette bienveillance apparente peut infantiliser, réduire les marges de choix et nourrir l’idée que l’âge est avant tout synonyme de fragilité et dépendance.

Les professeurs Vassilis Saroglou et Stefan Agrigoroaei, chercheurs à l’Institut de recherche en sciences psychologiques de l’UCLouvain, démontrent dans une nouvelle publication que cet âgisme bienveillant reste une forme de discrimination. Trop protéger nos aînés revient à les déprécier. Cette forme d’âgisme bienveillant se distingue de l’âgisme hostile (perception des aînés comme difficiles, accaparant des ressources, exerçant pouvoir et influence, empiétant sur l’espace social des plus jeunes), mais les mécanismes sont similaires.

Communiqué de presse en ligne

 


Partager cette brève :