2025-10-31
Deux pathogènes insoupçonnés auraient frappé la Grande Armée napoléonienne lors de la retraite de Russie en 1812
Des scientifiques de l’Institut Pasteur ont réalisé des analyses génétiques sur des restes d’anciens soldats de la retraite de Russie en 1812. Ils détectent deux agents pathogènes dont la présence est cohérente avec les symptômes décrits dans les récits historiques : la fièvre paratyphoïde et la fièvre récurrente. L’étude est publiée dans la revue Current Biology le 24 octobre 2025.
La célèbre campagne de Russie menée par Napoléon en 1812 aussi connue sous le nom de guerre patriotique de 1812 a conduit au repli de la Grande Armée. Des chercheurs de l’unité Paléogénomique microbienne à l’Institut Pasteur en collaboration avec le laboratoire d'Anthropologie bio-culturelle de l’Université d’Aix-Marseille*, se sont intéressés aux agents pathogènes causant des maladies infectieuses majeurs à cette époque et qui pourraient expliquer certains faits historiques. Pour cela, ils ont extrait et analysé l’ADN de treize soldats de l’armée Napoléon exhumés en Lituanie à Vilnius en 2002 lors de fouilles réalisées par l’équipe de l’Université d’Aix-Marseille spécialisée en archéo-anthropologie. Les scientifiques ont ensuite eu recours à des techniques de séquençage de nouvelle génération appliquées à l’ADN ancien pour identifier d’éventuels agents infectieux.