2026-04-14
Obésité et cancer : un mécanisme biologique enfin identifié
Une étude internationale, à laquelle a contribué Sophie Pénisson, maître de conférences à l’UPEC, met en évidence le rôle de la taille des organes dans l’augmentation du risque de cancer et souligne l’importance d’un poids sain dès l’enfance. Cette étude, publiée le 24 mars 2026, dans la revue Cancer Research et menée par des chercheurs de City of Hope, organisation majeure de recherche et de traitement du cancer aux États-Unis, et du Translational Genomics Research Institute (TGen), met en lumière un mécanisme clé expliquant le lien entre obésité et cancer.
Des organes plus volumineux, un terrain favorable aux mutations
Jusqu’à présent, le lien entre obésité et cancer était bien établi, mais ses causes biologiques restaient encore mal comprises. Cette étude apporte un éclairage nouveau : lorsque le corps prend du poids, les organes augmentent de volume pour répondre aux besoins énergétiques accrus. Cette croissance s’accompagne d’une augmentation du nombre de cellules. Or, chaque division cellulaire comporte un risque d’erreur dans l’ADN. Plus le nombre de cellules est élevé, plus la probabilité de mutations augmente, favorisant le développement de tumeurs.
« Lorsque la taille d’un organe augmente, le nombre de cellules qu’il contient augmente également. Cela signifie davantage de divisions cellulaires et donc davantage de risques d’erreurs génétiques pouvant conduire à un cancer », explique Sophie Pénisson, co-autrice de l’étude et maître de conférences affiliée au Laboratoire d'analyse et de mathématiques appliquées (LAMA) du CNRS, de l’Université Gustave Eiffel et de l’UPEC.