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2026-07-08 

COP17 Désertification : l'IRD appelle à placer les territoires, les populations et la science au cœur des solutions

À l’occasion de la COP17 de la Convention des Nations unies de lutte contre la désertification organisée du 17 au 28 août à Oulan Bator (Mongolie), l’Institut de recherche pour le développement (IRD) présente ses expertises et ses recommandations pour atteindre la neutralité de la dégradation des terres. 

Une recherche construite avec les sociétés et les territoires

Longtemps considéré comme le problème des seules zones sèches, plus de 33 % des sols mondiaux sont aujourd’hui dégradés par la surexploitation, l’érosion, la salinisation ou la perte de fertilité. La France s’est elle-même officiellement déclarée touchée par la désertification lors de la COP16.
Alors que se tiennent l’Année internationale du pastoralisme et l’Année internationale des agricultrices, les enjeux liés à la dégradation des terres n’ont jamais été aussi pressants. Les sols sont au cœur de défis majeurs pour la sécurité alimentaire, la biodiversité, l’accès aux ressources naturelles et l’adaptation des sociétés.
Face à ces défis, la science apporte des connaissances et des solutions pour accompagner les transitions écologiques et sociales. Grâce à une recherche interdisciplinaire menée avec ses partenaires, l’IRD mobilise ses expertises — mobilités des peuples, restauration des terres, anticipation des sécheresses, gestion de l’eau, agroécologie, travail en réseaux, données satellitaires — pour nourrir les négociations de la COP17 et contribuer à des politiques de restauration des terres fondées sur la science et adaptées aux réalités des territoires.

Les préconisations de l’IRD à la COP17

Reconnaître la mobilité comme levier d'adaptation et de gestion des écosystèmes : 

•    Changer de regard sur les mobilités humaines en les considérant comme des leviers historiques de gestion durable des territoires et de résilience face aux changements environnementaux

Placer les communautés locales et les territoires au cœur des solutions :
•    Garantir la participation effective des populations locales dans la conception, la mise en œuvre et l'évaluation des projets adaptés aux réalités des territoires afin de garantir une plus grande justice sociale.
•    Documenter les bénéfices, évaluer et accompagner les transitions agroécologiques comme leviers de restauration des terres, de sécurité alimentaire et de résilience climatique.

Renforcer les interfaces science-politique-société :
•    Consolider les observatoires de long terme, les infrastructures de données et les systèmes d'alerte pour anticiper les risques et orienter les décisions publiques.
•    Investir dans la recherche, la formation et l'interdisciplinarité.
•    Connecter durablement les réseaux scientifiques et leurs données avec les décideurs.

À l'heure où les sécheresses, la dégradation des terres et les pressions sur les ressources naturelles s'intensifient dans de nombreuses régions du monde, l'IRD soutient que la restauration des terres ne constitue pas seulement un enjeu environnemental : elle est une condition essentielle à la sécurité alimentaire, la stabilité des territoires, la justice sociale et l'adaptation au changement climatique. Pour relever le défi de la désertification, les sciences de la durabilité doivent être pleinement mobilisées au service de l'action publique et des populations.

Lire notre dossier de presse ici


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