2026-08-22
Robotique humanoïde : le CNRS et Wandercraft structurent leur partenariat
Le CNRS et Wandercraft ont signé, à VivaTech, un protocole d'accord destiné à cadrer leurs futures collaborations en robotique humanoïde et en physical AI. L’objectif : lever plus vite les principaux verrous scientifiques du domaine, dans un contexte de compétition internationale accrue.
Pendant dix ans, Wandercraft s'est fait connaître pour ses exosquelettes innovants. L'entreprise française propose aujourd'hui Calvin, un robot humanoïde déjà déployé chez le groupe automobile Renault pour des tâches de manutention, comme le port de pneus.
Le choix de la forme humanoïde n'a rien d'anecdotique : les usines partout dans le monde sont pensées pour un gabarit humain. Un robot à morphologie humaine peut s'y insérer sans réinventer les lignes de production. « Cela répond aussi à des problèmes de pénurie de main-d'œuvre et de troubles musculo-squelettiques, sur des tâches qui ont peu de valeur ajoutée », explique Véronique Ribière, responsable de la filière Industrie du futur, robotique et IA à la Direction des relations avec les entreprises (DRE) du CNRS.
C'est précisément cette évolution vers la robotique humanoïde qui a conduit le CNRS et Wandercraft à formaliser leur rapprochement. L'enjeu dépasse désormais la seule conception d'un robot. Le protocole s’attaque au développement d’une nouvelle génération de machines intelligentes capables d'agir dans le monde physique. Une accélération mondiale que la Chine tire aujourd'hui vers l'avant.