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2026-09-01 

Cancers du sein : les tumeurs sur puce, nouvelle technologie ultra-personnalisée pour guider la décision thérapeutique

Une nouvelle méthode pour choisir les traitements les plus adaptés pour des patientes atteintes de cancers du sein métastatiques, basée sur des tumeurs sur puce, est validée par plusieurs équipes de l’Institut Curie et du CNRS. Publiés dans Cell Reports Medicine le 28 août 2026, leurs résultats « preuve de concept » posent les bases pour un essai clinique porté par l’Institut Curie qui devrait démarrer en 2027, ouvrant la voie vers un changement de pratique dans la prise en charge des patientes.

Avec plus de 61 000 nouveaux cas en France en 2023, le cancer du sein est le premier cancer et la première cause de décès par cancer chez les femmes[1]. C’est une maladie hétérogène, pouvant évoluer rapidement, et au stade métastatique, il n’existe que très peu de biomarqueurs permettant d’orienter le choix de traitement. Il est donc nécessaire aujourd’hui de développer des outils permettant de guider les soignants vers des traitements personnalisés et adaptés à chaque patiente, et ce dans des délais compatibles avec la pratique clinique. 
 
Les tumeurs sur puce pour une modélisation rapide
 
Organoïdes tumoraux[2], xénogreffes dérivées de patients[3], tumeurs sur puce … : différentes méthodes de modélisation 3D des tumeurs sont en cours d’exploration actuellement et en particulier dans les laboratoires de l’Institut Curie. Ces diverses technologies visent à réaliser des tests fonctionnels (pour évaluer l’efficacité des traitements) afin de prédire la réponse des patientes aux différentes molécules thérapeutiques.  
« Certains de ces modèles présentent une limite majeure : le temps nécessaire pour les générer, incompatible avec une utilisation rapide en clinique, comme cela peut être nécessaire dans certaines situations. Grâce à nos tumeurs sur puce, on apporte une solution. » explique le Dr Stéphanie Descroix, directrice de recherche CNRS, directrice adjointe de l’unité mixte de recherche Physique des cellules et cancers (Institut Curie / CNRS / Sorbonne Université) et directrice de l’Institut Pierre Gilles de Gennes (IPPG-PSL) et co-directrice du PEPR MED-OOC. 
 
Les chercheurs ont construit des modèles 3D de tumeurs dérivés de cellules des patientes, répliquant la diversité de l’écosystème tumoral ainsi que les paramètres physico-chimiques des tissus. Ces modèles sont des systèmes miniatures fabriqués grâce à la microfluidique, maintenus dans des environnements contrôlés (voir photos), appelés tumeur sur puce (tumor-on-chip en anglais). 
 

Communiqué de presse en ligne


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