2026-10-21
Cancer de l’ovaire : des cellules tumorales « configurées » pour résister aux traitements
- Dans une forme agressive de cancer de l’ovaire, l’état initial des cellules tumorales pourrait contribuer à expliquer leur résistance aux traitements.
- Les scientifiques ont identifié des états cellulaires associés à la chimiorésistance et démontré que certaines cellules sont « configurées » sur le plan épigénétique pour résister aux traitements.
- Ces résultats ouvrent des perspectives médicales pour identifier, dès le diagnostic, les patientes susceptibles de moins bien répondre à la chimiothérapie.
Et si l’état épigénétique des cellules tumorales permettait d’anticiper leur devenir sous chimiothérapie ? C’est ce que suggèrent des scientifiques du CNRS, de l’Institut Curie, de Sorbonne Université et de la start-up One Biosciences dans une étude à paraître dans Cancer Discovery le 19 octobre 2026. En suivant cellule par cellule l’évolution de la composition des tumeurs de patientes atteintes d’un cancer séreux de haut grade de l’ovaire avant et après traitement, les scientifiques ont identifié des états cellulaires associés à la chimiorésistance et découvert que certaines cellules tumorales sont « configurées » pour résister avant même le début du traitement. Ces résultats ouvrent des perspectives pour développer des outils capables d’identifier, dès le diagnostic, les patientes susceptibles de moins bien répondre à la chimiothérapie.
Le cancer séreux de haut grade de l’ovaire est une forme agressive de cancer de l’ovaire, caractérisée notamment par une importante diversité de cellules qui composent une même tumeur. Cette hétérogénéité intratumorale constitue un enjeu majeur pour comprendre pourquoi certaines tumeurs répondent aux traitements tandis que d’autres y résistent. Or, cette diversité ne se résume pas aux différences génétiques : des cellules tumorales présentant un patrimoine génétique proche peuvent avoir des fonctions différentes selon les gènes qu’elles expriment et leur état épigénétique1.
Pour caractériser cette diversité, une équipe de recherche2 du CNRS, de l’Institut Curie et de Sorbonne Université a utilisé une approche de séquençage à l’échelle du noyau unique, permettant d’analyser individuellement les cellules tumorales et de suivre l’évolution de leurs caractéristiques moléculaires. Cette étude a été menée en collaboration avec la start-up One Biosciences3, spin-off de l’Institut Curie co-fondée par la chercheuse du CNRS médaillée de l’innovation du CNRS en 20224 Céline Vallot, porteuse de cette étude.
Communiqué de presse en ligne