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2026-10-27 

Xénotransplantation d’organes : les diagnostics de précision pourraient être la clé de leur longévité

Dans un nouvel article publié dans la revue Nature, un consortium international constitué de chercheurs du Paris Institute for Transplantation and Organ Regeneration (PITOR - Université Paris Cité/Inserm/AP-HP), de la University of Maryland School of Medicine, de la University of Alberta et du NYU Langone Health, analyse les enseignements tirés de la première génération de xénotransplantations cliniques de reins, de cœurs, de foies et de poumons porcins et proposent une nouvelle approche pour surveiller et prévenir le rejet des greffons porcins chez l’humain. 

La pénurie mondiale d’organes demeure l’un des plus grands défis de la médecine moderne. Chaque année, des milliers de patients décèdent faute d’avoir pu bénéficier à temps d’une transplantation rénale, cardiaque, hépatique ou pulmonaire. Les avancées récentes en édition génomique permettent désormais de produire des porcs génétiquement modifiés dont les organes échappent en grande partie au système immunitaire humain. Une percée scientifique majeure qui a ouvert la voie aux premières xénotransplantations réussies. Depuis 2021, les succès s'enchaînent : plusieurs équipes à travers le monde ont transplanté des reins, des cœurs, des foies et des poumons porcins chez des patients vivants ou en état de mort cérébrale. Variant de quelques jours à près de neuf mois, la survie de ces greffons porcins prouve que le rejet hyperaigu du greffon, principal obstacle historique, peut désormais être largement surmonté.

Ce nouvel article Multimodal precision diagnostics in clinical xenotransplantation, souligne une étape décisive dans l’histoire de la transplantation. Ces succès historiques ont également mis à jour un défi essentiel : les xénotransplantations réalisées à ce jour ont révélé de nouvelles formes de lésions immunitaires du greffon, ce dernier étant attaqué par le système immunitaire du receveur. Souvent restées invisibles aux méthodes de surveillance conventionnelles, certaines de ces lésions immunitaires n’ont pu être identifiées que grâce à des analyses moléculaires et immunologiques avancées. En s'appuyant sur les récentes xénotransplantations, cette revue montre comment l’intégration de différentes approches de diagnostic de précision ont permis de révéler les mécanismes cachés du rejet et de l’atteinte du greffon bien plus tôt et avec une plus grande précision que les méthodes cliniques traditionnelles.

Communiqué de presse en ligne


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