2026-10-28
ESMO 2026 - Explorer le potentiel de l'immunothérapie dans les cancers du sein triple négatifs localisés
La Dr Joana Ribeiro, oncologue médicale au sein du département de l’innovation thérapeutique et des essais précoces de Gustave Roussy, présente au congrès de l’ESMO les résultats de l’essai clinique POP-DURVA. Menée dans le cadre d’UNLOCK, programme phare de l’Institut PRISM, cette étude a évalué l’ajout de deux injections d’immunothérapie avant l’opération chez les femmes atteintes d’un cancer du sein triple négatif localisé. Portée par une forte composante translationnelle, l’étude a également étudié les effets précoces de cette immunothérapie sur la tumeur et son microenvironnement immunitaire, afin de mieux comprendre les mécanismes associés à la réponse à ce traitement.
Cet oral figure parmi la centaine de présentations au programme de cette édition 2026 de l’ESMO auxquelles prennent part les médecins-chercheurs de Gustave Roussy. L’Institut est présent dans de nombreux champs d’expertise, témoignant de la qualité de la recherche qui y est menée et de sa reconnaissance à l’international.
Les cancers du sein triple négatifs, plus fréquemment diagnostiqués chez des femmes jeunes, sont un sous-type de tumeurs mammaires qui ne présentent ni récepteurs hormonaux ni surexpression de HER2. Ils ne sont donc pas sensibles aux traitements par hormonothérapie ou par herceptin. Leur pronostic est souvent moins favorable que celui des autres types de cancers du sein.
L’immunothérapie, et plus précisément les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire, ont profondément modifié la prise en charge de plusieurs cancers. Dans les cancers du sein triple négatifs de stade II et III, l'ajout d'une immunothérapie à la chimiothérapie avant la chirurgie augmente les chances de réponse pathologique complète et améliore la survie sans événement, réduisant ainsi le risque de rechute de la maladie[1]. Cependant, pour les patientes atteintes d’une petite tumeur de stade I, la chimiothérapie administrée avant ou après la chirurgie reste le traitement de référence lorsqu'elle est indiquée.