2018-10-16 
GeNeuro présente les données de Phase 2b avec GNbAC1 démontrant un effet neuroprotecteur chez des patients atteints de sclérose en plaques, lors du congrès ECTRIMS 2018

  • Effets positifs observés sur les critères d’évaluation clés de la neuroprotection liés à la progression de la SEP
  • Effets neuroprotecteurs également observés chez des patients atteints de SEP non active
  • Confirmation de la sécurité et de la tolérance

Genève, Suisse, et Berlin, Allemagne, 15 octobre, 2018 – 7h30 – GeNeuro (Euronext Paris : CH0308403085 - GNRO) annonce aujourd’hui que des données de son étude de Phase 2b CHANGE-MS démontrant un effet significatif de GNbAC1, une nouvelle approche thérapeutique prometteuse pour le traitement de la sclérose en plaques (SEP), ont été présentées lors du 34e congrès du Comité Européen pour le Traitement et la Recherche sur la Sclérose en Plaques (ECTRIMS). Ces données ont montré que l’administration de GNbAC1 pendant 12 mois a eu un impact positif significatif sur des critères clés de la neuroprotection connus pour être liés à la progression de la maladie. De plus, les analyses supplémentaires ont également montré que ces effets neuroprotecteurs étaient au moins aussi importants dans la sous-population de patients en phase inactive, un groupe pour lequel il existe actuellement peu de traitements de fond. GNbAC1 est un anticorps monoclonal qui neutralise une protéine d’enveloppe rétrovirale codée par un membre pathogène de la famille des rétrovirus endogènes humains HERV-W (pHERV-W Env).

 Les analyses finales de l’étude clinique de Phase 2b CHANGE-MS ont montré des effets positifs consistants du GNbAC1. Plus important encore, ces effets étaient plus marqués dans la population de patients n’ayant pas eu d’activité inflammatoire pendant l’étude, qui est précisément le groupe de patients atteints de la SEP qui ne sont pas bien servis par les thérapies actuellement disponibles. Ces résultats semblent être dus à un mécanisme d’action totalement nouveau qui cible une cause de la progression de la SEP », commente le Professeur Hans-Peter Hartung, Directeur du service de neurologie à l’Hôpital universitaire de Düsseldorf et investigateur principal de l’étude CHANGE-MS.

« Ces résultats positifs de l’étude de Phase 2b démontrant l’effet neuroprotecteur de GNbAC1 suggèrent qu’il pourrait être utilisé en monothérapie chez des patients atteints de SEP progressive sans inflammation active, ou en synergie avec des médicaments anti-inflammatoires existants utilisés dans la SEP », déclare Jesús Martin-Garcia, Directeur Général de GeNeuro. « Ces résultats constituent un élément additionnel à prendre en compte lors de l’élaboration de nos futures stratégies de développement et des discussions avec des partenaires potentiels pour une licence ».

Données de l’étude CHANGE-MS
Dans cette étude menée chez 270 patients, les IRM ont mis en évidence un effet neuroprotecteur positif systématique sur l’atrophie cérébrale. Une réduction relative du volume de l’atrophie a été mise en évidence au niveau du cortex et du thalamus (31% et 72%, respectivement) entre le groupe recevant la dose la plus élevée et le groupe témoin1. Dans les deux cas, cette réduction proportionnelle à la dose était statistiquement significative (p=0,045 et p=0,014, respectivement). La réduction relative de l’atrophie du cerveau entier était égale à 29% sur 12 mois avec la dose la plus élevée, comparé au groupe témoin, suggérant un effet proportionnel à la dose (p=0,079).

Par ailleurs, plusieurs lésions hypointenses en T1 ou trous noirs, marqueurs d’une destruction permanente des tissus dans le cerveau, d’un volume égal à au moins 14 mm3, étaient réduites de 63% (p=0,014) à la fin de l’étude dans le groupe ayant reçu la dose la plus élevée (18 mg/kg), comparé au groupe témoin.

Le bénéfice de la dose de 18 mg/kg de GNbAC1 sur l’augmentation du signal du RTA (Ratio du Transfert d’Aimantation), était remarquablement constant dans toutes les bandes périventriculaires et de cortex cérébral examinées, indiquant la préservation de l’intégrité de la myéline avec le traitement par GNbAC1.

La plupart des mesures de la neuroinflammation par IRM correspondaient à une amélioration dans tous les groupes de traitement sur la période de 12 mois, mais sans différence significative entre les groupes.

L’excellence du profil de tolérance de GNbAC1 s’est maintenue tout au long de l’étude.

 

À propos de GeNeuro
La mission de GeNeuro est de développer des traitements à la fois sûrs et efficaces contre les troubles neurologiques et les maladies auto-immunes, comme la sclérose en plaques ou le diabète de type 1, en neutralisant des facteurs causals induits par les rétrovirus endogènes humains (HERV), qui représentent 8 % du génome humain.
Basée à Genève en Suisse, et disposant d’un centre de R&D à Lyon, GeNeuro compte 28 collaborateurs. Elle détient les droits sur 17 familles de brevets qui protègent sa technologie.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.geneuro.com

 

 

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