2019-04-19 
Le 1er muscle artificiel primé par l'Europe sauve des animaux !

L’Union Européenne fait le pari du muscle sur puce !

Co-porté par Fluigent, MyoChip : le premier modèle in vitro de muscle vascularisé et innervé vient de recevoir une dotation de 3 millions de l’Union Européenne

 

Fluigent, le champion français de la microfluidique, rejoint ses partenaires[i] dans MyoChip : un projet européen qui vise à reproduire de façon artificielle, toute la complexité d’un muscle. Première mondiale : Myochip est le premier modèle complet réunissant les fibres musculaires, le réseau vasculaire ainsi que les connexions nerveuses du muscle.  Alliant expérimentation physique et digital, Myochip permet d’optimiser le nombre d’expériences réalisées.  Ce projet a bénéficié d’une subvention de 3 millions d’euros dans le cadre du programme "Technologies futures et émergentes" de l’Union européenne.

Aujourd’hui, l’étude des muscles repose essentiellement sur deux modèles : le premier consiste à utiliser des cellules musculaires cultivées en 2D, faciles à manipuler, mais incapables de reproduire la réalité structurelle des cellules musculaires. Le second est le modèle animal qui a l’avantage d’intégrer la complexité des organismes, avec des résultats qui ne sont transposables à l’être humain que de manière limitée. En effet, plus de 80% des médicaments testé sur le modèle animal échouent une fois testés sur l’homme. Pour remplacer les modèles animaux, des modèles in vitro plus complexes et plus réalistes tels que celui proposé par Myochip commencent à émerger.

De plus, les résultats d’expérimentation sont entrés dans le modèle de muscle in silico qui, grâce au Machine Learning, propose automatiquement un second panel d’expériences à réaliser. C’est un modèle ambitieux et innovant qui aura de nombreuses applications, comme l’étude de la myogenèse, de la régénération musculaire, du vieillissement ou le dépistage de drogues.

 

MyoChip, vers une nouvelle génération de tests in vitro

MyoChip vise à générer un organe-sur-puce qui reproduit l’architecture, la fonction et l’environnement physiologique d’un muscle squelettique, l’irrigation se faisant par un réseau capillaire et innervé par des motoneurones. En utilisant par exemple la technologie CRISPR-CAS9 d'édition du génome, il sera possible de réaliser de nombreuses expériences sur les cellules présentes dans le muscle sur puce comme répliquer des maladies musculaires. Ensuite, grâce au machine learning, il sera possible de simuler, sur ordinateur, de nombreuses interactions entre les cellules sans avoir à tester l’ensemble des conditions et donc réduire le nombre de test et les coûts associés. De multiples paramètres seront, en effet, testés directement par l’informatique sans expériences physiques. MyoChip permettra donc de multiplier les expériences rapidement et efficacement tout en assurant une plus grande proximité avec les conditions physiologiques.

France Hamber, CEO de Fluigent : « Nous sommes honorés de participer à ce projet qui permet d’accélérer la recherche fondamentale en rationalisant et en optimisant le nombre d’expériences. L’émergence de modèles in vitro avec des résultats efficacement transposables à l’être humain marque une nouvelle étape dans l’histoire de l’expérimentation. »

L’architecture d’un muscle squelettique et ses capacités régénératives en font le principal candidat pour pousser les frontières de la recherche. MyoChip allie des biologistes, des ingénieurs de matériaux, des experts en microfluidique et des modélisateurs mathématiques. En combinant les compétences transversales de ses différents acteurs, le projet bénéficiera d'une plate-forme de haut niveau en microfluidique/microfabrication ainsi que de culture cellulaire et d'imagerie. La microfabrication et la microfluidique permettront de créer des structures d’organisation précisément contrôlées et d’implémenter plusieurs capteurs de mesures. Le consortium MyoChip sera le point du départ pour le développement des prochaines générations d’organes complexes in vitro.

 

A propos de Fluigent
Fondée en 2006 et maintenant dirigée par France Hamber, Fluigent est née de la rencontre d’une invention faite à l’Institut Curie et du savoir-faire en création de startup de l’ESPCI Paris (École Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la Ville de Paris). Leader mondial des technologies microfluidiques, Fluigent emploie déjà 30 personnes. Fluigent est le spécialiste du contrôle des écoulements dans les dispositifs microfluidiques aves ses pompes à pression et enrichit son catalogue de dispositifs de contrôle (vannes, aiguillages) et de mesure (pression, flux, débit), ainsi que de logiciels qui constituent ensemble une plateforme à partir de laquelle peut être réalisée n’importe quelle expérience microfluidique. Elle possède des filiales en Allemagne et aux Etats-Unis. En dix ans, elle a vendu plusieurs milliers de dispositifs de contrôle d’écoulements. Fluigent fabrique en France au Kremlin-Bicêtre et commercialise dans le monde ses appareils de micro-phyisque. Les clients de Fluigent répartis dans plus de 40 pays, se trouvent les laboratoires des plus prestigieuses universités et centres de recherche dans le monde, on trouve notamment Princeton University, MIT, Tokyo University, Imperial College, Ecole Polytechnique, CEA, ainsi que des entreprises depuis des géants tel IBM jusqu'à des start-up…
www.fluigent.com


A propos du projet MyoChip
L’Union Européenne, via son programme « Horizon 2020 » « Technologies futures et émergentes » encourage les idées innovantes et soutient la recherche scientifique et technologique qui serviront à développer les technologies révolutionnaires du futur. Doté d’une subvention de plus de 3 millions d’€, le projet Myochiop tend à développer une plate-forme d’organe sur puce reproduisant la structure et la fonction des muscles squelettiques. Il est mené en collaboration par Fluigent, l’Instituto de Medicina Molecular João Lobo Antunes de Lisbonne, l’Université d’Edburgh, et l’Institut Curie. L'Instituto de Medicina Molecular différenciera l'hIPSC en différents types de cellules. L'Université d'Edingburgh fournira une modélisation informatique pour optimiser les itérations expérimentales. L'Institut Curie et Fluigent vont concevoir une plate-forme de biopuces entièrement intégrée fournissant aux cellules l'échafaudage microstructuré adéquate et la perfusion appropriée pour guider leur assemblage dans un tissu musculaire squelettique cohérent.

 

Contacts presse
Jean-François Kitten - jf@licencek.com - +33(0)6 11 29 30 28
Stéphane Laurain – s.laurain@licencek.com +33(0)6 98 58 38 35
Ilinca Spita – i.spita@licencek.com - +33(0)6 64 75 12 98

 


[i] l’Instituto de Medicina Molecular de Lisbonne, l’Université d’Edburgh, et l’Institut Curie

 

 

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