2019-08-27 
BRUNO DAVID, nommé Président du Museum National d’Histoire Naturelle

Suite au décret présidentiel du 22 août 2019, paru au Journal Officiel du 24 août 2019 (JORF N°0196), M. Bruno DAVID est nommé pour un second mandat à la tête du Muséum national d’Histoire naturelle, établissement scientifique et culturel de référence. L’annonce de cette nomination clôture une procédure impliquant une commission d’audition et les deux ministères de tutelle du Muséum (Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation – Ministère de la Transition écologique et solidaire).

Pour les quatre prochaines années, M. DAVID, appuie son projet sur un principe majeur : l’universalisme qui, face à la perte de repères qui traverse la société, souligne que la valeur universelle de la science doit être affirmée. 


Un Muséum ancré dans la société d’aujourd’hui

Pour ce nouveau mandat (2019 – 2023), le projet du Président s’appuie donc sur les fondamentaux de son projet précédent : il n’y a qu’un seul Muséum qui, dans toute sa diversité, se doit de porter une vision universelle de la connaissance. En effet, avec ses 13 sites en France, dont trois à Paris (Jardin des Plantes – Parc Zoologique de Paris – Musée de l’Homme), 68 millions d’objets dans ses collections, 2200 agents dont 500 chercheurs, cette institution de près de 400 ans est une référence qui a une responsabilité forte dans la diffusion des savoirs.

Penser le Muséum et le rôle essentiel des sciences naturelles face aux défis de nos sociétés contemporaines est l’un des fers de lance de ce nouveau mandat. Ces défis sont multiples : environnementaux (perte de biodiversité, dérèglement climatique…) mais aussi culturels (Comment parler de science en évitant le rejet des savoirs scientifiques et la crispation autour de thèses mal fondées ? Comment proposer une rigueur scientifique accessible à tous ?), éthiques (Comment habiter la Terre aujourd’hui ? Quelle justice environnementale ?) et enfin numériques (Comment faire face aux opinions mal fondées diffusées massivement sur Internet ? Comment s’approprier le numérique pour enrichir le dialogue avec les publics ?).
 

Un bilan optimiste à conforter

Le projet de repositionnement du Muséum démarre dès son arrivée en 2015. Tout d’abord en interne, une restructuration générale est opérée en vue de faire émerger un Muséum unique et cohérent : fusion des départements scientifiques (3 au lieu de 7), création d’une nouvelle unité d’expertise « Patrimoine naturel » en cotutelle avec le CNRS et l’AFB, mise en place de nouvelles directions générales déléguées ou encore d’une communication globale (sceau redessiné, nouvelle charte) afin d’harmoniser tous les messages portés par l’institution. Le budget retrouve, par ailleurs, un point d’équilibre grâce à une augmentation des ressources propres (mécénat, location d’espaces, billetterie…), une hausse des crédits d’État et une baisse des dépenses du Muséum.   Socle du Muséum, la recherche et les collections confortent leur positionnement et leur visibilité via la numérisation des spécimens, la qualité des publications scientifiques, des plateformes techniques, des expéditions scientifiques. Dans ce cadre, l’établissement bénéficie en 2018 d’une évaluation positive du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES).

L’offre pour le public évolue elle aussi. Proposer des clés de compréhension basées sur des faits scientifiques afin de répondre à des préoccupations citoyennes est au cœur de la précédente mandature. Les Manifestes du Muséum, collection d’ouvrages sur des thèmes de société (Quel futur sans nature ? en 2017 ; Migrations en 2018 ; Humains et autres animaux à paraître en novembre 2019) et les Tribunes du Muséum, rendez‐vous grand public gratuits autour de chercheurs de tous bords et d’acteurs de la société civile, y contribuent fortement.

De nouveaux temps forts dans la programmation telle que l’exposition « Un T. rex à Paris » ou la déambulation nocturne « Espèces en voie d’illuminations » participent au succès de fréquentation de l’établissement (plus de 3,2 millions de visiteurs payants en 2018 tous sites confondus). Par ailleurs, le dialogue initié avec les entreprises continuera dans les prochaines années. Il s’agit, pour Bruno DAVID, d’interlocuteurs indispensables qui disposent de moyens d’action considérables et qu’il convient de mobiliser dans la réflexion et les évolutions à mettre en œuvre.

Enfin, ces quatre années permettent au Muséum de s’installer dans le paysage international en étant présent lors de grands rendez‐vous tels que, en mai 2019, la plénière à l’Unesco dédiée à l’évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques (IPBES). En 2020, le Muséum ne manquera pas de s’impliquer, entre autres, dans le Congrès Mondial pour la Nature de l’UICN (juin) et dans la COP 15 Biodiversité en Chine (novembre).

Légitime dans sa démarche scientifique, dans son expertise quotidienne, dans la richesse quasi unique de ses collections naturalistes, dans ses enseignements et dans sa programmation, le Muséum national d’Histoire naturelle détient donc une place déterminante dans nos sociétés contemporaines. Il doit se positionner comme un acteur engagé et responsable et accentuer son utilité publique dans tous ses domaines d’activité.

Source : mnhn.fr

 

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