2018-02-13 
Cartographie mondiale des « caméléons » du plancton

Les cyanobactéries du genre Synechococcus sont omniprésentes dans les mers du globe1 et contribuent fortement à la chaine alimentaire marine et au cycle du carbone. Certaines de ces cyanobactéries sont capables de changer de couleur pour s’adapter aux variations de leur milieu, mais les chercheurs ignoraient jusqu’à présent la localisation et l’abondance de ces « caméléons » du plancton ? Des chercheurs du CNRS et du CEA2 et leurs collaborateurs internationaux montrent que ces cyanobactéries capables de modifier leur pigmentation sont globalement les plus abondantes des océans (environ 40% des Synechococcus) et plus nombreuses en profondeur et aux hautes latitudes. Cette capacité d’adaptation est un atout important pour un organisme planctonique qui est transporté par les courants dans des zones où la couleur de l’eau varie ce qui leur permet de continuer à fournir de l’énergie à l’ensemble du réseau trophique. Cette découverte est une avancée majeure dans la connaissance de ces organismes qui s’avèrent être d’excellents biomarqueurs du changement climatique.

Ces résultats sont publiés dans la revue PNAS le 12 février 2018.

Référence :
Light color acclimation is a key process in the global ocean distribution of Synechococcus cyanobacteria. Théophile Grébert, Hugo Doré, Frédéric Partensky, Gregory K. Farrant, Emmanuel S. Boss, Marc Picheral, Lionel Guidi, Stéphane Pesant, David J. Scanlan, Patrick Wincker, Silvia G. Acinas, David M. Kehoe and Laurence Garczarek, PNAS, 12 février 2018.

Contacts:
Chercheuse CNRS | Laurence Garczarek | T 02 98 29 25 38 ou 06 20 33 16 37 | laurence.garczarek@sb-roscoff.fr
Chercheur CNRS | Frédéric Partensky | T 02 98 29 25 64 | frederic.partensky@sb-roscoff.fr
Presse CNRS | Anaïs Culot | T 01 44 96 43 09 | presse@cnrs.fr

 

Note :
1 Les concentrations varient de quelques centaines à plus d’un million de cellules par Ml.
2 Du laboratoire Adaptation et diversité en milieu marin de la station biologique de Roscoff (CNRS/Sorbonne Université), du Laboratoire d'océanographie de Villefranche (CNRS/Sorbonne Université) et du laboratoire Génomique métabolique (CNRS/Université Evry Val d’Essonne/CEA).

 

 

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