Vaccins contre la Covid-19 : Sofrigam relève les défis logistiques du dernier kilomètre

Et si un vaccin fiable devenait inefficace pour 1 000 mètres de trop ?

Alors que la campagne de vaccination contre le nouveau coronavirus a débuté, Sofrigam, le spécialiste des solutions de gestion de la chaîne du froid pharmaceutique, apporte aujourd’hui un éclairage sur les challenges qui attendent les acteurs du dernier kilomètre dans le transport et le stockage des vaccins anti-Covid-19.

On n’a jamais autant parlé de la chaîne du froid santé, et pourtant de nombreuses questions subsistent. Face aux contraintes de transport et de stockage des premiers vaccins annoncés, qui doivent être conservés à des températures très basses pour en préserver l’efficacité et la sécurité, il est tout à fait légitime de s’interroger : la chaîne logistique en est-elle capable ?

Gilles Labranque, Président du groupe Sofrigam, se veut rassurant : « Les vaccins connus du grand public se conservent à des températures plus classiques, entre +2°C et +8°C. Avec la Covid-19, les Français découvrent une chaîne du froid de l’extrême qui, pourtant, n’est pas si nouvelle. Cela fait plus de 30 ans que Sofrigam innove en la matière et s’engage aux côtés des acteurs de la santé pour leur fournir des solutions d’emballage qui leur permettent de transporter leurs produits pharmaceutiques en toute sécurité, quelle que soit la température. »

La chaîne du froid pharmaceutique : une réelle expertise
Pour garantir cette sécurité, le transport et le stockage des produits pharmaceutiques thermosensibles répondent à des réglementations, normes et standards très stricts, spécifiques au secteur. Ceux-ci visent à garantir un niveau de qualité permettant d’éviter toute rupture ou dysfonctionnement dans la chaîne du froid qui pourrait nuire à l'efficacité du produit et à la santé du patient.

Pour chacun de leurs produits, les laboratoires pharmaceutiques déposent aux autorités de santé un dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché qui contient un Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) qui précise, au vu des études de stabilité à différentes températures, les conditions de transport et de stockage. Dans le cas des vaccins contre la Covid-19, on parle de produits thermosensibles devant être conservés à des températures très basses, pendant des périodes de temps relativement longues. La chaîne du froid des médicaments et donc de ces vaccins ne doit souffrir d’aucune excursion de température et elle est soumise à une traçabilité totale. Seule une poignée d’acteurs, à l’instar de Sofrigam, maîtrise la technologie qui permet de créer et qualifier des emballages adaptés.

« Le gouvernement a promis une campagne de vaccination « rapide et massive » contre la Covid‑19, mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. On ne transporte pas et on ne stocke pas des produits pharmaceutiques thermosensibles comme on transporte et stocke un produit alimentaire. Si l’on veut instaurer la confiance auprès des Français, garante d’une campagne réussie, il faut être en mesure d’assurer à tous une vaccination efficace et sécurisée. Cela passe par le strict respect des règles qui régissent la chaîne du froid pharmaceutique », affirme Gilles Labranque.

Le dernier kilomètre concentre les plus grands challenges
Aujourd’hui, plusieurs laboratoires pharmaceutiques ont d’ores et déjà communiqué sur les températures et les conditions dans lesquelles les prochains vaccins contre la Covid-19 doivent être conservés. ‑70°C, ‑20°C, le défi est de taille mais n’est pas insurmontable. Si elles n’ont encore jamais été testées dans de telles dimensions – autant de doses de vaccins à conserver, à de telles températures, pendant des périodes de temps aussi longues –, les technologies permettant de produire de tels emballages existent.

« Plusieurs questions restent toutefois encore sans réponse, qui seront décisives quant à la suite des événements. Il persiste notamment un flou sur les conditions de stockage des vaccins juste avant leur utilisation », précise Gilles Labranque. « Or, plus l’on s’approche du patient, plus les risques augmentent. C’est en effet dans ce dernier kilomètre que se situent les plus grands défis, notamment parce que c’est aussi ici que les manipulations sont les plus nombreuses et l’erreur humaine la plus probable. »

En France, le Code de la Santé Publique stipule par ailleurs que le responsable de chaque maillon du médicament, du laboratoire fabricant au lieu de dispensation (officines, hôpitaux…), doit pouvoir garantir le maintien de la chaîne du froid. Les responsabilités sont définies tout au long de la chaîne du médicament, à chaque étape et aux interfaces.

« Le dernier kilomètre est une étape critique dans le cycle de vie du vaccin contre la Covid-19, dont la responsabilité incombe au dernier établissement pharmaceutique qui les réceptionne, les stocke et les dispense au patient. Ces établissements devront être équipés de solutions qualifiées et certifiées pour y répondre », souligne Gilles Labranque. « Sans solution dédiée, il serait très difficile de pouvoir garantir et apporter les preuves du maintien de la chaîne du froid lors de cette ultime étape. »

La course à la montre dans le combat contre la Covid-19 a vu la mobilisation extraordinaire des chercheurs, scientifiques et laboratoires pharmaceutiques pour élaborer au plus vite un vaccin, laissant l’efficacité prendre le pas sur la praticité et l’empreinte environnementale. Le nombre de personnes à vacciner et, de fait, le volume de vaccins à transporter ne facilitent pas les choses. Avec le temps, les futurs vaccins évolueront probablement vers des températures de conservation plus faciles à maîtriser. Sofrigam, au fil de ces évolutions, continuera de mettre son expertise et son expérience à profit pour répondre aux défis de sécurisation d’une chaîne du froid santé à très basse température.

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