2018-11-21 
Domination sociale des femelles chez les hyènes tachetées : « L’union fait la force »

Chez les hyènes tachetées, ce sont les femelles qui dominent les mâles dans un groupe. Jusqu’à présent, cette domination était expliquée par le fait que les femelles sont plus grosses et plus agressives que les mâles. Cependant, une étude menée par des chercheurs du Leibniz Institute for Zoo and Wildilfe Research et impliquant un chercheur du CNRS1, montre que la domination des femelles s’appuie sur un soutien social du groupe plus important que pour les mâles. En effet, ces derniers sont plus susceptibles de quitter leur groupe natal et s’installer dans un autre dans lequel ils n’ont aucun lien avec les individus qui le composent.

Pour cette étude, les chercheurs ont analysé 4133 interactions conflictuelles impliquant près de 750 hyènes différentes. En se basant sur des schémas comportementaux connus et les liens de parenté, ils ont développé un algorithme afin d’estimer le soutien social de chaque individu. Les résultats montrent que la domination d’un sexe sur l’autre n’est pas forcément une conséquence directe du genre et de la force physique, mais peut être façonnée par l’environnement social. Cette étude, publiée dans Nature Ecology & Evolution le 19 novembre 2018, améliore les connaissances actuelles sur les facteurs qui influencent les relations hiérarchiques dans un groupe de mammifères.

1 Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier/IRD/EPHE)

 

Référence

Social support drives female dominance in the spotted hyaena. Vullioud C, Davidian E, Wachter B, Rousset F, Courtiol A, Höner OP. Nature Ecology & Evolution. 19 novembre 2018. http://dx.doi.org/10.1038/s41559-018-0718-9

 

Contacts

Chercheur CNRS l François Rousset l T +33 4 67 14 46 30 | francois.rousset@umontpellier.fr

Chercheur Leibniz IZW l Alexandre Courtiol l T +49 3 05 16 83 31 l courtiol@izw-berlin.de

Presse CNRS l Julie Desriac l T +33 1 44 96 43 90 l julie.desriac@cnrs.fr

 

 

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